C'est peut-être ça la politique, le compromis perpétuel : entre compromis et compromission.
Le monde n'est pas partagé entre les bons et les méchants mais entre les riches et les pauvres.
La démocratie est une dictature contrôlée par quelques individus dont les électeurs sont les complices.
Les chiens, qui se battent entre eux, s'unissent contre le loup.
Ce sont les Druides, en effet, qui tranchent presque tous les conflits entre états ou entre particuliers et, si quelque crime a été commis, s'il y a eu meurtre, si un différend s'est élevé à propos d'héritage ou de délimitation, ce sont eux qui jugent, qui fixent les satisfactions à recevoir et à donner.
Il arrive que l'on se fréquente soi-même, entre un rêve éveillé et un bouquet de désespoir.
Les idées n'ont pas véritablement de patrie sur terre, elles flottent dans l'air entre les peuples.
Un adversaire politique n'est pas un ennemi ; c'est un partenaire du débat démocratique.
Il n'existe point de rapports entre les nations ; elles n'ont que des intérêts respectifs, et la force fait le droit entre elles.
Tout est à vendre ; c'est la loi de la vie. Le monde se partage en deux catégories : ceux qui peuvent acheter et les autres.
Tout l'art du dialogue politique consiste à parler tout seul à tour de rôle.
En somme, qu'est-ce que la vérité ? - C'est ce qui est entre les mots et qu'on éprouve dans la joie.
La majeure partie de l'énergie du travail politique est consacrée à corriger les effets de la mauvaise gestion du gouvernement.
Un bonheur ne peut pas être complet tant que la peine n'y entre pas pour quelque chose.
J'hésite entre la boîte de Lexomil et la pendaison : et pourquoi pas les deux ? Je n'ai pas de corde, mais plusieurs cravates Paul Smith attachées entre elles feront bien l'affaire.
L'opposition entre les dominants et les dominés fait ainsi son grand retour. Les "people" ont remplacé le peuple. L'idéologie dominante, majoritairement dans les milieux du pouvoir, de plus en plus minoritaire dans les couches populaires, renvoie comme toujours à une classe dominante.
Dans un monde de plus en plus incertain, avec des puissances qui se remilitarisent, est-ce qu'en tant que président de la République je peux dire à mes concitoyens que je veux mettre entre les mains des Etats-Unis notre souveraineté ? Non.
La neige, ce n'est rien, du néant que nous passons notre vie à déplacer entre deux courts étés.
Je mets dans mes tableaux tout ce que j'aime. Tant pis pour les choses, elles n'ont qu'à s'arranger entre elles.
Sortie de la religion ne signifie pas sortie de la croyance religieuse, mais sortie d'un monde où la religion est structurante, où elle commande la forme politique des sociétés et où elle définit l'économie du lien social.
La différence entre les femmes et les coïncidences, c'est qu'il y a des coïncidences qui ne trompent pas.
La seule différence entre un optimiste et un pessimiste, c'est que le premier est un imbécile heureux et que le second est un imbécile triste.
Le mot entre partout, mais il lui est parfois difficile de ressortir.
Il y a infiniment plus de différence entre deux humains qu'entre un renard et un dauphin.
La division du travail intellectuel, perfectionnée de plus en plus, est un des attributs caractéristiques les plus importants de la philosophie positive.
Les relations entre les États-Unis et le Mexique relèvent des États-Unis et du Mexique.
Quand le fanatisme entre dans la cervelle d'un homme de parti, il n'y a que la mort qui puisse le délivrer.
Souvenez-vous qu'en politique il n'y a pas de principes. Il n'y a que des moments propices. Et la capacité de les saisir au vol. C'est ce qu'on appelle avoir de l'astuce.
Il ne suffit pas d'avoir horreur de la guerre. Il faut savoir organiser contre elle les éléments de défense indispensables. Mon pays peut le faire sans avoir à abandonner une politique de paix.
Il y a plein de gens qui n'ont pas compris plein de choses. Je partage le point de vue de Jean-Marie Bigard. Il est devenu l'humoriste qu'il aurait du être, qui a une aura populaire extremement large et une inspiration forte, qu'il n'a pas peur de bousculer, le tabou énorme qu'est celui du 11 septembre.
Qu'est-ce que la démocratie sinon une invention mathématique ? C'est la politique par le calcul de la majorité.