Peu importent les notes, en musique, ce sont les sensations produites qui comptent.
Les riches forment une grande famille, un peu fermée certes, mais les pauvres, pour peu qu'on les y pousse, ne demanderaient pas mieux que d'en faire partie !
Le coeur est lent à croître. L'esprit est dès le début à son plus haut. Le coeur met un temps considérable à grandir. L'esprit est immédiatement au sommet de sa fleur.
Chaque époque de l'existence a son odeur : l'enfance sent le lait, l'adolescence le fauve, l'âge mûr le parfum et la vieillesse le médicament.
Donne à la souris un fouet elle se prendra pour un tyran en son sein se bousculent un loup et une brebis
Il y a deux sortes d'abus : ceux qui naissent de la logique d'un régime, et ceux qui naissent de son incohérence.
Les exemples vivants ont bien plus de pouvoir ; un prince dans un livre apprend mal son devoir.
Je le regardai vivre : mon opinion sur lui se modifiait sans cesse, ce qui n'arrive guère que pour les êtres qui nous touchent de près ; nous nous contentons de juger les autres plus en gros, et une fois pour toutes.
Sans l'homme et son potentiel de progrès moral, toute la réalité ne serait qu'un désert, une chose en vain, et n'aurait pas de but final.
L'homme qui ne sort pas et ne visite pas dans toute son étendue la terre pleine d'une foule de merveilles est une grenouille de puits.
Quiconque a sondé un tant soit peu l'absurdité du monde, cesse d'en médire pour en rire. Plus le pessimisme s'accroît, plus le comique s'intensifie. Rien de plus triste, en revanche, que l'optimisme.
Qu'est-ce que créer sinon tenter désespérément de laisser une trace de son passage sur terre ?
J'ai commencé un peu par hasard et j'ai continué encore un peu par hasard...
Les amateurs de musique ont ceci de pénible qu'ils nous demandent toujours d'être totalement muets au moment même où nous souhaiterions être absolument sourds.
Qui prête son aiguille sans gage en perd l'usage.
J'ai toujours éprouvé une fascination pour l'aiguille et son pouvoir magique.
Je veux bien croire que nous avons tous un ange gardien, si vous m'accordez que chacun de nous possède aussi son démon familier.
Les gens disent que la musique celtique est revenue. Elle n'est jamais partie. Tout ce qu'on vit aujourd'hui vient du mouvement des années 1960 et 70.
Quand on se regarde plus dans ses souvenirs que dans son miroir, c'est qu'on se fait bien vieux !
À une jeune accouchée qui vous présente son nourrisson, ne dites pas : « Il pèse combien, votre rôti ? »
Travailler sans en avoir envie, ça n'est pas un travail qu'on fait, c'est une besogne. Et c'est à ces moments-là qu'on se rend compte à quel point l'on a peu de mérite à faire les choses qui vous plaisent.
A tout être humain ont été concédées deux qualités : le pouvoir et le don. Le pouvoir conduit l'homme à la rencontre de son destin ; le don l'oblige à partager avec les autres ce qu'il y a de meilleur en lui.
Inventée pour permettre à son propriétaire d'aller où il veut, à l'heure et à la vitesse de son choix, la bagnole devient, de tous les véhicules, le plus serf, aléatoire, imprévisible et incommode.
Dans l'art de faire du mal à son prochain, l'imagination de l'homme ne connaît pas de limites.
L'homme vivant peut, s'il le veut, mourir afin de ne pas blâmer son frère.
Les affaires de coeur et le vin, cela va bien ensemble... Qui vide son verre, vide son coeur.
Avec les femmes, on ne perd jamais tout à fait son temps.
Le vers est toujours un peu la cage de la pensée.
À bon entendeur, peu de paroles.
Plus on élargit son champ de vision, plus on comprend les êtres et les choses, et plus on devient indulgent.
Si un livre et une tête se heurtent et que cela sonne creux, le son provient-il toujours du livre ?