La variété, c'est de l'organisation ; l'uniformité, c'est du mécanisme. La variété, c'est la vie ; l'uniformité, c'est la mort.
Les biographies se terminent généralement par la mort du sujet étudié, conclusion naturelle dont ne bénéficient pas les autobiographies.
La mort est toujours la même, et chacun, pourtant, meurt de sa propre mort.
Vieillir, c'est découvrir la transparence, brûler les frontières, fondre les limites, abattre les paravents... Y-a-t-il plus passionnant voyage que celui de la vie ? Jusqu'à la mort incluse ?
Il n'y a jamais eu de mort à crédit. La mort, on la paie en espèces.
A la mort d'un ancien, on est comme sur une écluse : on change de niveau.
Le testament du mort est le miroir de sa vie.
Il n'y a pas de mortel qui soit sage à toute heure.
Posséder un corps, c'est la vie parce que c'est ce que la mort vous enlève.
La mort baptise aussi.
La mort n'est peut-être qu'un changement de place.
"Un mort désencombre ; on lui en sait gré."
L'approche de la mort terrifie, mais si le nouveau-né avait conscience de l'approche de la vie, il serait tout aussi terrifié.
Malgré la bise qui mord,La pauvre vieille de sommeVa ramasser du bois mortPour chauffer Bonhomme,Bonhomme qui va mourirDe mort naturelle.
L'imparfait est le temps de la fascination : ça a l'air d'être vivant et pourtant ça ne bouge pas : présence imparfaite, mort imparfaite ; ni oubli ni résurrection ; simplement le leurre épuisant de la mémoire.
On ne tombe pas dans la solitude, parfois on y monte.
La folie ou la mort sont les deux termes familiers entre lesquels l'ignorance oscille d'habitude.
La mort d'un homme est d'avantage l'affaire des survivants que la sienne.
La faim est un nuage d'où il tombe une pluie de science et d'éloquence. La satiété est un autre nuage qui fait pleuvoir une pluie d'ignorance et de grossièreté.
La mort n'existe que pour ceux qui restent.
On ne tombe jamais que du côté où l'on penche.
J'ai l'intention de laisser après ma mort un fond important pour la promotion de l'idée de paix, mais je suis sceptique quant à ses résultats.
J'ai une théorie selon laquelle vous pouvez donner l'impression que n'importe quelle phrase est profonde en écrivant le nom d'un philosophe mort à la fin.
Je suis irlandais. Je pense à la mort tout le temps.
Un poète mort n'écrit plus. D'où l'importance de rester vivant.
Le jour ou je n'aurai plus l'envie de découvrir, je sais que la mort suivra de près.
On dit "une belle mort", comme si la mort pouvait avoir droit à l'esthétique, au raffinement et à la souplesse.
Essayez de quitter la terre en la laissant un peu meilleure que vous ne l'avez trouvée et quand l'heure de la mort approchera, vous pourrez mourir heureux en pensant que vous n'avez pas perdu votre temps et que vous avez fait de votre mieux.
Si je manque de conscience, alors pourquoi devrais-je me soucier de ce qui m'arrive quand je suis mort ?
Je n'ai plus peur de mourir. Je croyais que la mort était trop ample pour moi. Non. Elle était à ma taille.
L'ignorance, c'est la mort ; le savoir, c'est la vie.