Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts.
Sache que les hommes sont ce qu'est leur époque.
Ni le désaveu de l'histoire, ni l'impatience des citoyens n'entament le sentiment d'infaillibilité qui imprègne l'administration : cette conviction vertigineuse que les hommes qui se trouvent au sommet de la hiérarchie savent seuls ce qui est bon pour les hommes qui peuplent les degrés inférieurs.
Il est plus nécessaire d'étudier les hommes que les livres.
Celui qui a inventé le bateau a aussi inventé le naufrage.
La maladie du corps est la guérison de l'âme.
Les hommes croient toujours qu'ils ont gagné la partie dès qu'une femme est heureuse. Ils ne savent pas que le bonheur lui-même peut effrayer...
Le choléra avait éclaté au poste et cinq ou six hommes mouraient chaque jour.
Les hommes naissent libres et égaux en droits. Seulement, par la suite, il y en a qui se marient.
La littérature ne modifie pas l'ordre établi, mais les hommes qui établissent cet ordre.
Les hommes sont conduits plutôt par le désir aveugle que par la raison.
En tirant sur moi, je tirais sur la société et ses injustices. En tirant sur ma propre violence, je tirais sur la violence du temps.
L'eau est un songe, et le ciel et tout ce qu'il contient matin et soir d'astres, de vents, d'oiseaux et de fumées est un leurre qui trompe sur la fuite du temps. Il y a des hommes de chez nous qui sautent par-dessus bord pour aller chercher une étoile dans l'eau.
Il n'y a que deux catégories dans la société moderne : les vendus et les invendables.
Je crois au Dieu qui a fait les hommes, et non au Dieu que les hommes ont fait.
Les hommes ont plus d'imagination pour tuer que pour sauver.
Le progrès social est devenu une farce : les hommes travaillent moins, se reposent davantage... mais ils sont sévèrement embrigadés dans la pensée unique.
Vous, vous êtes et nous, nous sommesDes hommes pareilsPlus ou moins nus sous le soleilMêmes coeurs entre les mêmes épaulesQu'est-ce qu'on vous apprend à l'écoleSi on y oublie l'essentiel ?On partage le même royaumeOù vous, vous êtes et nous, nous sommes...
Dans ces derniers temps, de grands efforts ont été faits pour soulever les répugnances populaires contre le capital, l'infâme, l'infernal capital ; on le représente aux masses comme un monstre dévorant et insatiable, plus destructeur que le choléra, plus effrayant [...] â–º Lire la suite
Le monde, c'est un bateau norvégien rempli de réfugiés afghans en rade au large de l'Australie.
La première méthode pour estimer l'intelligence d'un dirigeant est de regarder les hommes qu'il a autour de lui.
En parlant des révolutionnaires : que faire de ces hommes qui lancent autant de traits que de regards, qui combattent avec la plume et écrivent avec des poignards ?
Les hommes ont une façon de ne rien dire qui en dit parfois plus long que s'ils parlaient.
C'est sans doute parce qu'elle les paye souvent mal et toujours anarchiquement, que notre société gratifie ses acteurs d'un pourboire qui ne lui coûte rien, sous forme de quelques mythes sublimes.
La mélancolie est le partage de tous les hommes de génie.
Ce sont des hommes publics : ils sont sortis de l'ombre pour entrer dans la boue.
Un corps est en réalité une machine à survie aveuglément programmée par ses gènes égoïstes.
Le pucelage est le plus riche trésor des filles. Mais il est bien malaisé de garder longtemps un trésor dont tous les hommes possèdent la clef.
La misère du monde est tout aussi visible dans la ligne et le visage d'un mannequin que dans le corps squelettique d'un Africain. La même cruauté se lit partout si on sait la voir.
Je crois que notre société industrielle souffre d'un malaise fondamental, qui est d'ordre moral et politique et se résume à ceci que l'individu n'a de pouvoir que dans le rôle irresponsable du consommateur.
Tous les hommes naissent comédiens et le sont, au moins dans leur enfance.