C'est l'esprit qui fait le bien ou le mal, qui rend heureux ou malheureux, riche ou pauvre.
Bien écrire, c'est tout à la fois bien penser, bien sentir et bien rendre ; c'est avoir en même temps de l'esprit, de l'âme et du goût.
Croire que la religion dans laquelle on a été élevé est fort bonne et pratiquer tous les vices qu'elle défend sont des choses extrêmement compatibles, aussi bien dans le grand monde que par le peuple.
Comme les maisons bien approvisionnées sont susceptibles d'être pleines de souris, de même les corps de ceux qui mangent beaucoup sont pleins de maladies.
Nombreux sont ceux qui pourraient traverser le fleuve mais bien plus nombreux encore sont ceux qui préfèrent continuer d'avancer le long de la berge en espérant y trouver un pont !
Faites le bien par petits bouts, là où vous êtes. Car ce sont ces petits bouts de bien, une fois assemblés, qui transforment le monde.
C'est le mal seul à dire vrai qui exige un effort, puisqu'il est contre la réalité.
Les bontés qui ne sont plus que de la bonté sont un triste accident du désir.
Le poison ne peut entrer que par une plaie exposée. Une main indemne peut lui toucher sans peine. Le mal n'affecte pas qui ne l'accomplit pas.
Au nom de qui, au nom de quoi Verser le sang d'un innocent. Au nom de qui, au nom de quoi Vouloir du mal à un enfant.
Se résigner, est-ce là un moyen de tuer la douleur ? Ne plus être aimé enlève-t-il le goût de l'être jamais ?
Quand on fait trop le grand, on paraît bien petit.
Ce que sage fait est tenu bien fait.
Il y a des gens qui, dans un partage à cinquante-cinquante, veulent pour eux les deux cinquante et même le trait d'union.
Rrose Sélavy demande si les Fleurs du Mal ont modifié les moeurs du phalle : qu'en pense Omphale ?
Contre la médisance il n'est point de rempart.
Les petits-bourgeois démocratiques, bien loin de vouloir bouleverser toute la société au profit des prolétaires révolutionnaires, tendent à modifier l'ordre social de façon à leur rendre la société existante aussi supportable et aussi commode que possible.
La douleur et la souffrance sont toujours inévitables pour une grande intelligence et un coeur profond. Les vrais grands hommes doivent, je pense, avoir une grande tristesse sur la terre.
Ce qui fait d'un livre une oeuvre d'art, c'est précisément tout ce qui empêche de le résumer en une formule, toute cette richesse, cette beauté secrète qui, bien souvent, contredit d'une certaine manière, serait-ce à l'insu de l'auteur lui-même, le mouvement visible de sa pensée.
L'homme de bien est droit et juste, mais non raide et inflexible ; il sait se plier mais pas se courber.
Être une femme aujourd'hui signifie être une battante. Cela signifie être une survivante. Cela signifie accepter d'être vulnérable et admettre sa honte, d'être triste ou en colère. Il faut une grande force pour faire cela.
La littérature : un coup de hache dans la mer gelée qui est en nous.
La liberté, c'est comme une grosse pomme rouge et juteuse : c'est bien meilleur quand on y mord à belles dents.
Le plaisir est toujours un bien, et la douleur toujours un mal ; mais il n'est pas toujours avantageux de jouir du plaisir, et il est quelquefois avantageux de souffrir la douleur.
Le coeur se resserre chez bien des gens dans la mesure où leur bourse s'enfle.
Dessine-moi un mouton,Le ciel est vide sans imagination.C'est ça,Dessine-moi un mouton,Redevenir l'enfant que nous étions.Dessine-moi un mouton,Le monde est triste sans imagination.C'est ça,Dessine-moi un mouton,Apprivoiser l'absurdité du Monde.
Une oreille attentive est exceptionnelle aussi bien pour celui qui écoute que pour celui qui parle. Lorsque nous sommes reçus à coeur ouvert, sans être jugés, qu'on nous écoute d'une oreille intéressée, notre esprit s'ouvre.
Les féministes étaient vues comme des casse-pieds, des mal baisées, des hystériques.
La lucidité est la douleur la plus proche du soleil.
On peut fort bien pratiquer des opérations chirurgicales douloureuses sans anesthésier le patient à condition de se mettre du coton dans les oreilles.
Les moments heureux coulent plus vite que les autres (mon Dieu, comme la vie est mal arrangée !)