La plus grande injustice est de traiter également les choses inégales.
Le seul sport que je fais en ce moment, c'est parler trop vite et tirer des conclusions hâtives.
Les gens sont très piégés là où ils se trouvent. Quand ils entendent parler de « mode », ils sont intimidés, en particulier dans le haut de gamme parce que c'est tellement élitiste.
La maladie, Calliope, travaille à la fois le champ de la vie et celui de la mort. Elle nous fait peur, elle nous égare, mais l'existence n'est-elle pas troublante, exigeante comme le petit enfant. La maladie est vigilante, elle nous prévient, elle sait combien le mal est nécessaire et secourable au bien.
La vie est plus qu'une simple application des connaissances scientifiques sur la vie. La vie sociale n'est pas une machine construite d'après un dessin.
Savoir se retirer à temps indique déjà une grande clairvoyance mais conserver l'estime de ses amis et de ses rivaux quand on est plus au pouvoir, c'est à ce signe qu'on reconnaît les gens dignes de gérer votre destin.
Applaudir est vraiment une grande jouissance, qui n'a d'égale que celle de huer.
Il faut à une vie, une religion laïque ou mystique, une grande idée, une foi, même si cette foi est faite d'un universel doute... ou bien, il faut être tout à fait un imbécile et les imbéciles sont très malheureux.
Le bonheur est la plus grande des conquêtes, celle qu'on fait contre le destin qui nous est imposé.
Un petit corps peut abriter une grande âme.
Choisir provoque un sentiment de satisfaction. On a tranché dans le vif de la conscience. Un nouvel ordre se profile que l'on a soi-même imaginé.
Jouissons et dansons, mais voyons clair. Il faut traiter toutes choses au monde comme les gens d'esprit traitent les jeunes filles. Les jeunes filles, au moins en désir, se sont prêtées à tous les imbéciles, et lors même qu'elles sont vierges de désir, croyez-vous qu'il n'existe pas un imbécile qui puisse leur plaire
Le rire châtie certains défauts à peu près comme la maladie châtie certains excès.
Mes grandes souffrances dans ce monde ont été les souffrances de Heathcliff, je les ai toutes guettées et ressenties dès leur origine. Ma grande raison de vivre, c'est lui.
L'affection maternelle est un sentiment plus fort que celui de la crainte, et plus profond que celui de l'amour, puisque cette affection l'emporte sur les deux dans le coeur d'une mère.
Les méchants accomplissent parfois de bonnes actions. Je suppose qu'ils souhaitent voir si cela donne un aussi grand sentiment de plaisir que la vertueuse revendication pour cela.
Laisse parler ton coeur, interroge les visages, n'écoute par les langues...
Si tu désires peu de choses, ce peu te semblera beaucoup, car des désirs peu exigeants donnent autant de force à la pauvreté qu'à la richesse.
Chaque réalisation valable, grande ou petite, a ses étapes de corvée et de triomphe : un début, une lutte et une victoire.
L'homme aime rivaliser avec ses semblables et les surpasser, mais il n'aime pas parler de ses échecs.
Toutou mon amour, ne pouvant te communiquer mon attitude pacifiste, ainsi que la non-comestibilité de mes mollets avant d'être mordu, je vais te rencontrer à jamais avec la plus grande prudence et soumission.
J'ai appris à prendre du temps pour moi et à me traiter avec beaucoup d'amour et de respect, parce que je m'aime...
Emporter avec soi son accent familier, C'est emporter un peu sa terre à ses souliers ; Avoir l'accent, enfin, c'est chaque fois qu'on cause, Parler de son pays en parlant d'autre chose.
Très souvent, c'est quand nous croyons essuyer un échec que nous remportons notre plus grande victoire.
Si nous renoncions à notre liberté comme prix de la sécurité, nous ne serions plus la grande nation que nous sommes.
La stérilité de sentiment nourrit la paresse.
Le fond du problème du terrorisme, c'est l'injustice, la pauvreté, l'exclusion. Il faut le traiter en supprimant ces causes.
Un simple moment de prédilection peut faire d'un cauchemar un rêve sans grande importance.
Il faut beaucoup de sang-froid pour soutenir une grande passion.
Gavez les hommes de données inoffensives, incombustibles, qu'ils se sentent bourrés de "faits" à éclater, renseignés sur tout. Ensuite, ils s'imagineront qu'ils pensent, ils auront le sentiment du mouvement tout en piétinant.
Chacun de nous, ici-bas, doit connaître la pauvreté et la richesse. On ne finit jamais comme on débute...