En éducation, l'exclusion en littérature est un signe précurseur de l'obscurantisme, et si ce dernier envahit l'école, la nation perd ses repères.
Le théâtre ne relève pas de la chasse à l'homme mais de la quête de l'être.
Garde toujours des yeux étonnés, disait-il. Vis comme si tu devais mourir dans dix secondes. Regarde le monde. Il est mille fois plus extraordinaire que tous les rêves qu'on peut fabriquer en série dans les usines. Ni réclame, ni garanties, [...] â–º Lire la suite
Le théâtre est fait pour diviser, voire déranger.
Il y a des auteurs en littérature qui m'ont fait prendre conscience que si on voulait véritablement changer les choses, on devait incarner les valeurs, pas juste les évoquer.
Il n'y a plus d'auteurs au théâtre ; s'il y en avait, cela se saurait, ils seraient publiés.
L'obstination est le parent pauvre de la volonté.
Le feu de la cheminée, ce petit théâtre où les flammes gesticulent comme des acteurs affairés.
Il faut étaler au théâtre la passion de l'amour dans toute sa force, ou ne pas la traiter.
Aller au théâtre est une habitude essentielle pour le développement de l'esprit.
La valeur d'une éducation universitaire n'est pas l'apprentissage de nombreux faits, mais l'entraînement de l'esprit à penser.
Le théâtre est un point d'optique. Tout ce qui existe dans le monde, dans l'histoire, dans la vie, dans l'homme, tout doit et peut s'y réfléchir, mais sous la baguette magique de l'art.
Je suis allé à Performing Arts parce que c'était la seule école qui m'accepterait. Mon niveau scolaire n'était pas très élevé.
Rien ne suscite autant l'amour de la littérature que d'apprendre que l'écrivain a été fourré au gnouf pour avoir réveillé la libido de millions d'individus...
Pour le théâtre populaire d'aujourd'hui, il faut des personnages d'aujourd'hui.
C'est la littérature qui permet à l'être humain de conserver sa conscience d'homme.
L'action du théâtre comme celle de la peste est bienfaisante, car poussant les hommes à se voir tels qu'ils sont, elle fait tomber le masque, elle découvre le mensonge, la veulerie, la bassesse, la tartufferie.
Du romantisme et de sa haine du conforme datent deux choses : le rêve d'immortalité a été remplacé par celui de la postérité, reconnaissance tardive des artistes maudits, lequel est éclipsé de nos jours par la notoriété, à savoir la dilatation de soi sur tous les réseaux et médias comme ego visible et flottant.
Le théâtre n'a jamais corrigé personne.
Dis donc toi !! On t'a jamais appris à manger la bouche fermée ? J'ai l'impression d'être à coté d'un camion poubelle qui travaille moi ici, connasse va ! C'EST EXCESSIVEMENT ÉNERVANT D'ENTENDRE QUELQU'UN MANGER DES CHIPS POUR CELUI QUI N'EN MANGE PAS [...] â–º Lire la suite
J'éprouve des sentiments mitigés à l'égard de cette tradition de la littérature de guerre, où un vétéran délivre aux civils l'authentique vérité.
Le théâtre est l'endroit où on embrasse le plus et où on s'aime le moins.
Le théâtre a toujours placé en exergue du monde ce qui le déchirait. Il n'existe que dans le rapport à la blessure dont le terme le plus commun est la psychose, la folie : l'histoire du théâtre est une longue histoire de fous, de possédés.
Le théâtre n'est pas la Sorbonne et le public n'est pas un élève venu assisté à un cours d'histoire. Ils viennent pour se distraire.
Il n'y a de progrès, pour nul écolier au monde, ni en ce qu'il entend, ni en ce qu'il voit, mais seulement en ce qu'il fait.
Qu'est-ce que la théâtralité ? C'est le théâtre moins le texte, c'est une épaisseur de signes et de sensations qui s'édifient sur la scène à partir de l'argument écrit.
Le théâtre soutient l'âme.
La prison : une caserne un peu stricte, une école sans indulgence, un sombre atelier, mais, à la limite, rien de qualitativement différent.
Le malentendu en littérature est à la base de la plupart des réputations. Il faut être un peu fou pour écrire. Comment expliquer autrement qu'un homme veuille se faire un nom avec les mots de tout le monde ?
Côtoyer des femmes mythiques du théâtre forme le goût, donne des exigences.
Le théâtre est une des ces ruches où l'on transforme le miel du visible pour en faire de l'invisible.