Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l'existence.
Il faut qu'il y ait des hommes pour se battre. Il existe de grandes traditions de liberté qu'on doit défendre. Je n'ai rien d'un esprit partisan. Je m'emploie à supprimer l'infamie partout où elle éclate.
Si j'étais une femme russe, je serais lesbienne. Les hommes russes ne sont vraiment pas très beaux.
Quand la flèche de la destinée a été lancée, ce n'est pas le bouclier de la prudence qui garantit de ses coups.
La poésie est simplement la preuve de la vie. Si votre vie brûle bien, la poésie en est les cendres.
La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas.
Est fanatique celui qui est sûr de posséder la vérité. Il est définitivement enfermé dans cette certitude ; il ne peut donc plus participer aux échanges ; il perd l'essentiel de sa personne. Il n'est plus qu'un objet prêt à être manipulé.
Dès que les hommes parlent des femmes, ils ne disent que des bêtises. Alors, pourquoi tant en parler ?
L'amour, même dans des hommes morts à tout autre sentiment, est la plus violente et la plus dévouée de toutes les passions.
Une existence sans amour, quoique l'on possède par ailleurs, est une vie vide, sans but.
La preuve qu'il ne fut jamais mon médecin, c'est que je suis encore en vie.
Ce que les hommes appellent une bonne conversation, c'est une conversation où eux seuls ont parlé.
Temps : ce que les hommes essayent toujours de tuer, mais qui finit par les tuer.
Les hommes ne croient jamais les autres capables de ce qu'ils ne sont pas capables de faire eux-mêmes.
Il devient donc indispensable que les Africains se penchent sur leur propre histoire et leur civilisation et étudient celles-ci pour mieux se connaître : arriver ainsi, par la véritable connaissance de leur passé, à rendre périmées, grotesques et désormais inoffensives ces armes culturelles.
Jamais, en effet, un livre plus indigent par la forme autant que par le fond, plus scélératement bête, plus menteur, ne menaça une société aussi salope d'un plus effroyable danger ; et jamais, à coup sûr, un aussi terrifiant holocauste d'âmes ne fut ordonné par un Hérode plus goujat et chétif.
Celui qui, lorsque le Bouddha protecteur des hommes est là, rend hommage à un autre maître, est pareil à celui qui, sur le bord d'un fleuve aux eaux pures, creuse un puits rempli d'eau saumâtre.
Notre société est dirigée par une bureaucratie gestionnaire, par des politiciens professionnels ; les gens sont motivés par la suggestion de masse, leur but est de produire plus et de consommer plus, comme si cela était des fins en soi.
Des hommes sont morts de temps en temps, et les vers les ont mangés, mais pas par amour.
Considérez les jeunes comme une classe à part en raison de leur importance numérique est un réflexe mercantile.
L'angoisse, cette souffrance omniprésente, naît de la certitude inéluctable que notre fin à tous est proche.
Le poil est une trace, un marqueur, un symbole. De notre passé d'homme des cavernes, de notre bestialité, de notre virilité, il nous rappelle que la virilité va de pair avec la violence, que l'homme est un prédateur sexuel, un conquérant.
Il faut supporter aussi bien que possible le lot que la destinée nous assigne et savoir qu'on ne peut lutter contre la force de la nécessité.
Comment peut-on espérer que des hommes acceptent des avis quand ils n'acceptent même pas des avertissements ?
Les hommes sont des oiseaux de passage.
Les hommes seraient plus heureux si on leur parlait moins de bonheur.
Les hommes entrent dans la vie et en sortent comme la navette passe et repasse sur le métier à tisser.
La société pardonne souvent au criminel, jamais elle ne pardonne au rêveur.
Nous avons vécu la certitude d'être vivants. C'est présomptueux. C'est gratuit. C'est insensé. Les morts aussi ont cette certitude.
La vie des grands hommes nous rappelle Que nous aussi nous pouvons rendre notre vie sublime, Et laisser derrière nous, après la mort, Des empreintes sur le sable du temps.
Les hommes se marient parce qu'ils sont fatigués. Les femmes parce qu'elles sont curieuses. Les uns et les autres sont déçus.