Quand je serai mort, on ne me fera plus souffrir.
Il n'y a que la mort qui soit vivante dans ce singulier monde qu'on appelle la vie !
En fait d'amour, toute l'importance est dans les commencements. Le monde sait bien que celui qui fait un pas en fera davantage ; il ne s'agit donc que de bien faire le premier pas.
A la mort d'un ancien, on est comme sur une écluse : on change de niveau.
Que voudriez-vous faire graver sur votre tombe ? Quelque chose de court et de simple. Quoi ? Je reviens dans cinq minutes.
On a calculé que les fêtes de Noël provoquent chaque année la mort de dix mille fois plus de jeunes sapins en bonne santé que ne le font tous les incendies de forêt du mois d'août.
Seule une exigence de cohérence et de justice motive mon refus de tuer et de faire souffrir un animal.
Toute souffrance a des droits sur le bonheur des autres.
On peut naître vieux comme on peut mourir jeune.
Il n'y a pas de différence fondamentale entre l'homme et les animaux dans leur capacité à ressentir du plaisir et de la douleur, du bonheur et de la misère.
La mort n'est rien de plus qu'un changement éternel.
J'aime mieux mourir que me priver.
- Regardez-ça mes petits, un oiseau tombé du nid, un petit oiseau qui n'a jamais appris à voler. - À mon grand regret... Mais, il n'est jamais trop tard pour apprendre.
La jeune fille bien élevée est le seul animal qui rougit en voyant une banane.
Le public aime souffrir par procuration.
- Mon père est mort ! - Mort pour de vrai ? - Pour de vrai... Qu'est ce que je vais faire ? Un enterrement ça va pas bien avec un mariage. - Tu as raison, il n'a qu'à mourir dans trois jours. - Comment ça dans trois jours ? Mais mon père est mort ce matin !
Oh ! L'amour serait un bien suprême si l'on pouvait mourir de trop aimer !
Un acacia ne tombe pas à la volonté d'une chèvre maigre qui convoite ses fruits.
La mort naturelle est une amie, au fond, pourvu qu'elle ne soit pas trop pressée.
Un homme cesse d'avoir peur lorsqu'il a pris son parti de la mort et de sa propre damnation
Mourir n'est pas mourir, mes amis, c'est changer. La vie est le combat, ma mort est la victoire. Et cet heureux trépas, des faibles redouté. N'est qu'un enfantement à l'immortalité.
Un peu plus loin, je tombe sur une tache sanglante entourée d'un grand arc de cercle dessiné dans la neige par les ailes d'une chouette. Le dégel, en délivrant le lapin de la faim, lui a fait oublier sa peur. La chouette est venue lui rappeler que les pensées printanières ne sauraient remplacer la prudence.
Pour la jeunesse, le bonheur c'est jouir. Ne pas souffrir est le bonheur de l'âge.
Il est préférable de se faire tuer à coups de bâton que de mourir de peur.
Un coeur qui sait haïr est toujours criminel.
La mort rend tout d'un intérêt énorme, donne sa valeur à tout, ajoute une dimension à tout.
Comme une journée bien remplie nous donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible.
Mieux vau souffrir le mal que de le rendre.
Ma génération avait un sens des canons littéraires et une connaissance de l'histoire des idées qui ont totalement disparu aujourd'hui.
C'est un poids bien lourd pour un seul coeur de souffrir pour deux.
Quel animal admirable que le cochon ! Il ne lui manque que de savoir faire lui-même son boudin.