La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés.
Quelle chose étonnante que la lecture qui abolit le temps, transvase l'espace vertigineux sans pour cela suspendre le souffle, ni ravir la vie au lecteur ! On est emporté sur un tapis volant.
La littérature est un exercice difficile. Chaque livre pose de nouveaux problèmes. A chaque fois, il faut réinventer la langue.
Les bons conseils sont rarement les bienvenus, en particulier pour ceux qui les demandent.
Les pires tourments sont intérieurs et la véritable histoire de notre vie se déroule dans le secret des âmes et des coeurs ; là s'écrivent les pages du roman que nul lecteur jamais ne lira.
C'est un livre à la mode ancienne qui est proposé ici. Avec les protocoles d'antan. Celui par exemple qui consiste à citer ses sources !
Après un certain âge, la lecture détourne trop l'esprit de ses activités créatrices. Tout homme qui lit trop et utilise trop son propre cerveau tombe dans des habitudes de réflexion paresseuses.
Il est rare de trouver un homme qui se livre trois ans à l'étude, sans avoir en vue un salaire.
Trop de suspense dans un livre et il se consume et se consomme.
Les bons rois sont esclaves et leurs peuples sont libres.
Un livre tout entier d'argot est plus ennuyeux qu'un rapport de la Cour des comptes.
La lecture doit être copieuse, mais ne pas s'éparpiller sur une foule de livres.
C'est le choix et la liberté qui distinguent l'être humain de l'animal. Tous les bons auteurs, Rousseau, Kant, Hegel, l'ont affirmé. La première liberté d'un individu, c'est de dire non !
La lecture d'un poème, quel que soit son auteur, me réconcilie avec moi. L'écoute d'une symphonie me réconcilie avec les autres : c'est pourquoi je ne vais au concert que six ou sept fois par an.
La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
Les rapports passés sur les relations intercoréennes montrent que la confrontation entre compatriotes ne mène qu'à la guerre.
Tout livre brûlé illumine le monde.
Un livre est une bouteille jetée en pleine mer sur laquelle il faut coller cette étiquette : attrape qui peut.
Je me suis découvert moi-même. Je voulais savoir qui est l'acteur et qui est l'homme. Le sujet de mon livre est l'homme et non l'acteur.
Maints éditeurs, pareils à d'adroits couturiers, se chargent d'habiller le livre de manière à séduire des acheteurs dont l'oeil est plus accessible que l'intelligence.
Tu vas sans doute me demander comment j'ai fait pour mettre dans ma poche tous ces gens. La réponse de Peter : «séduction naturelle» n'est pas tout à fait vraie. Tous les professeurs trouvaient quelque chose de drôle, d'amusant et [...] â–º Lire la suite
Un livre qu'on soutient est un livre qui tombe.
Elle vient et se livre à mes bras, toute fraîche,D'avoir senti passer l'air solennel du soir,Sur son corps opulent, sous les plis du peignoir.A bas peignoir ! le lit embaume. Ô fleur de pêche,Des épaules, des seins frissonnants et peureux !
Rien ne vaut de passer un bon moment avec soi-même, à parcourir les rayonnages de sa bibliothèque intérieure.
Une culture qui ne favorise que l'un des deux éléments - la lecture ou la boisson - ne pourra un jour ou l'autre que s'assécher ou se noyer.
La philosophie est écrite dans ce grand livre qui s'étend chaque jour devant nos yeux : l'univers. Mais on ne peut le comprendre si nous n'apprenons d'abord son langage et si nous ne comprenons les symboles avec lesquels il est écrit.
Le vrai héros est celui qui livre bataille avec l'esprit ouvert et sans partialité et qui pourtant mène une vie de paix et de liberté.
La douleur suit les actes qui ne sont pas minutieusement passés au crible de la raison.
Tel livre où on n'avait rien trouvé d'utile, lu avec les yeux d'une expérience plus avancée, portera leçon.
La lecture est la forme la plus haute de la paresse.
Quant aux bons souvenirs, ce sont des bijoux perdus.