Un menteur est toujours prodigue de serments.
Un mensonge qui fait ses preuves assez longtemps devient réalité.
Stupidité, outrage, vanité, cruauté, iniquité, mauvaise foi, mensonge - nous ne voyons pas tout l'éventail quand il est tourné dans la même direction que nous.
On préfère un compliment menteur à une critique sincère.
Dans tout fanfaron il y a un fuyard.
Ce qui se construit sur le mensonge ne peut pas durer.
Pour qu'il n'y ait pas de mensonge d'Etat, il faut qu'il n'y ait pas de vérité d'Etat.
La fiction est le mensonge par lequel nous disons la vérité.
Un mensonge souvent n'est qu'une vérité qui se trompe de date. Et cela peut se dire aussi bien de la science que de l'amour.
L'avarice et la prodigalité sont deux défauts analogues. L'avare surestime l'argent. Le prodigue en méconnaît la valeur.
Un gros mensonge est plus plausible que la vérité.
Le mensonge est une forme de talent, alors que le respect de la vérité, va de pair avec la grossièreté et la lourdeur.
Que reste-t-il du journalisme factuel et objectif ? C'est difficile à définir de nos jours, alors que la frontière entre fiction et réalité, entre mensonge et vérité, est de plus en plus floue.
Il faut se faire aussi des serments à soi-même - et, ceux-là les tenir.
Le prodigue est un futur mendiant, l'avare est un éternel mendiant.
Les femmes et les médecins savent seuls combien le mensonge est nécessaire et bienfaisant aux hommes.
Il est toujours mieux de dire la vérité - à moins bien sur que vous ne soyez un menteur exceptionnel.
A la racine du mensonge se trouve l'image idéalisée que nous avons de nous-mêmes et que nous souhaitons imposer à autrui.
L'inattention, c'est une sorte de mensonge aussi.
Le succès est un menteur. Le menteur aime le succès.
Il faut être plus avare de son temps que de son argent ; cependant on prodigue cet inestimable trésor si pitoyablement.
La vérité est si obscurcie en ces temps et le mensonge si établi, qu'à moins d'aimer la vérité, on ne saurait la reconnaître.
Les serments de l'amour prouvent son inconstance, l'amitié n'en prononce pas.
La véracité n'a jamais figuré au nombre des vertus politiques, et le mensonge a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les affaires politiques.
L'exagération est le mensonge des honnêtes gens.
Il y a une innocence dans le mensonge qui est signe de bonne foi.
Il n'est rien de plus profitable qu'un mensonge habile.
La punition du menteur est de ne pouvoir croire personne.
Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion.
Le pire ennemi du marin, ce n'est pas la tempête qui fait rage ; ce n'est pas la vague écumante qui s'abat sur le pont, emportant tout sur son passage ; ce n'est pas le récif perfide caché à fleur [...] ► Lire la suite
Comment le mensonge ne serait-il pas une tentation quand l'homme faible et puéril est si vite ébloui ?