La douleur de l'âme pèse plus que la souffrance du corps.
C'est un extrême malheur que d'être assujetti à un maître, dont on ne peut être jamais assuré qu'il soit bon, puisqu'il est toujours en sa puissance d'être mauvais quand il voudra.
Un poète est plus proche de la mort que de la philosophie, plus près de la souffrance que de l'intellect, plus près du sang que de l'encre.
Toute la misère du monde N'est rien à côté d'un adieu.
Si tu ne ressens plus rien, seulement de la douleur vive, cherche encore au plus profond de ton être, le reste n'a pas disparu, tu l'as juste enfoui profondément en toi. Laisse-le t'envahir, et ressors en grandi.
Rien ne justifie la souffrance des innocents. Le Tout n'est pas assez pour payer un agneau égorgé.
Chaque fois que quelqu'un m'offense, j'essaie d'élever mon âme si haut que l'offense ne peut l'atteindre.
Le bonheur naît du malheur, le malheur est caché au sein du bonheur.
Notre âme a plus de capacité pour le plaisir que pour la douleur. Une douleur violente fait taire tout sentiment agréable, tandis qu'un plaisir vif ne peut étouffer le sentiment d'une douleur violente.
Nous nous rendons plus spécialement compte que nous avons une âme quand elle nous fait mal.
Quand survient un malheur, il est tout à fait possible qu'il vous évite un malheur plus terrible encore. Et, quand vous commettez une erreur grave, elle peut vous être plus utile que la décision la mieux pesée.
L'histoire du travail est souvent une fresque de la misère ; elle est aussi un long roman d'amour et de joie.
Les vrais grands hommes doivent, je pense, éprouver une grande douleur sur la terre.
C'est au malheur à juger du malheur.
Les richesses ordinaires peuvent être volées ; les vraies richesses ne le peuvent pas. Dans votre âme se trouvent des choses infiniment précieuses qui ne peuvent pas vous être enlevées.
Le purgatoire surpasse en poésie le ciel et l'enfer, en ce qu'il présente un avenir qui manque aux deux premiers.
Le parfum de mille roses ne plaît qu'un instant ; mais la douleur que cause une seule de leurs épines dure longtemps après la piqûre.
Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre. Et quand c'est fait, quand on est frappé au coeur, il n'y a plus personne qui compte.
Il ne faut pas oublier que, tandis que le partage de la joie en accroît l'étendue sur cette terre, le partage de la douleur n'en diminue pas la somme.
Je peux joyeusement endurer une douleur et savourer sans joie le bouquet d'un vin.
Faut-il nécessairement la lumière d'un malheur pour éclairer un homme sous son vrai jour ?
Les bienfaits du despotisme sont courts, il empoisonne les sources mêmes qu'il ouvre. Il ne possède qu'un mérite d'exception, une vertu de circonstance, et dès que son heure est passée, tous les vices de sa nature éclatent et pèsent de toute part sur la société.
Chez les peuples primitifs, on ne réveille jamais un dormeur, car son âme est alors absente et peut ne pas avoir le temps de réintégrer son enveloppe.
Humilité, fichue vertu ! Tu dis que tu l'as, tu ne l'as plus !
Le caractère ne peut pas être développé avec aisance et tranquillité. Ce n'est que par l'expérience de l'épreuve et de la souffrance que l'âme peut être renforcée, la vision éclaircie, l'ambition inspirée et le succès atteint.
Il n'est pas très facile d'admettre que la force morale possède autant de pouvoir et de vertu que le coup de poing; et que la maîtrise de soi qui refuse la riposte requiert plus de volonté et de courage que le réflexe automatique de rendre coup pour coup.
- De qui te sens-tu le plus proche ? D'un Dieu qui éprouve rien ou d'un Dieu qui souffre ? - Celui qui souffre évidemment... Mais moi si j'étais Dieu j'éviterai de souffrir... - Personne ne peut éviter de souffrir, ni Dieu, [...] â–º Lire la suite
Le bonheur est né de l'altruisme, le malheur de l'égoïsme.
S'attacher aux résultats est cause de malheur et de misère. Le vrai sage ne s'occupe pas de ce qui est bon ou mauvais dans ce monde.
La force morale consiste à transformer en vertu le vice qui lui correspond.
L'homme mérite qu'il se soucie de lui-même car il porte dans son âme les germes de son devenir.