En définitive, le coût majeur de la société de consommation est le sentiment d'insécurité généralisé qu'elle engendre.
L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour. Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible.
La déception engendre l'animosité.
Toute société est basée sur l'aristocratie, car celle-ci, la vraie, est exigence à l'égard de soi-même et sans cette exigence toute société meurt.
Il suffit qu'il n'y ait ni amour ni haine pour que la compréhension apparaisse claire, comme la lumière du jour dans une caverne.
Peu de choses définissent un homme aussi bien que son appartenance à une génération. Et peu de choses définissent aussi bien une génération que la continuité de quelques idées dans le temps.
C'est l'histoire d'une société qui tombe et qui au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien... Le problème ce n'est pas la chute, c'est l'atterrissage.
Toute véritable oeuvre d'art doit exprimer un sentiment distinct.
C'est assez facile d'être amical avec des amis. Mais créer une amitié avec celui qui se considère comme votre ennemi est la quintessence de la vraie religion.
Pour moi la société est une menace, dès qu'on vous demande de rentrer dans le rang, vous perdez l'essentiel de vous-même.
Une société qui ne voit plus que l'image des choses est perdue.
La grande amitié n'est jamais tranquille.
Les naturalistes disent que, dans toutes les espèces animales, la dégénération commence par les femelles. Les philosophes peuvent appliquer au moral cette observation, dans la société civilisée.
Qui libère sa vie de toute avidité, de toute haine et de toute ignorance trouve la véritable paix éternelle.
Puisque notre société privilégie le statut de consommateur à celui de citoyen, il nous appartient de transformer chacun de nos actes d'achat en bulletin de vote.
Confiance : sentiment par lequel les salauds nous trompent et grâce auquel nous trompons les gogos.
Le mépris et la haine sont sans doute les écueils dont il importe le plus aux princes de se préserver.
Dès qu'un sentiment s'exagère, la faculté de raisonner disparaît.
La femme dans notre société contemporaine n'est pas moins volage que l'homme. Elle est simplement plus discrète...
Treize mètres carrés forment une société De quatre numéros sans personnalité Treize mètres carrés où à quatre serrés Il n'y a plus de place pour savoir espérer.
Mon sentiment est, tout simplement, que s'il y a un Dieu, Il a fait un si mauvais travail qu'il ne vaut pas la peine d'en parler.
C'est la grande ironie de l'ère moderne, commence t-il. La technologie a rendu l'humanité plus puissante et en même temps plus fragile. Plus on a de pouvoir, plus on est faible. Vous pensez, à juste titre, être au summum de [...] â–º Lire la suite
Et qui peut immoler sa haine à sa patrie Lui pourrait bien aussi sacrifier sa vie.
Celui qui désire, mais n'agit point, engendre la peste.
Le canon a tué la féodalité ; l'encre tuera la société moderne.
Si le poids insupportable du mépris et de la haine tente de te faire basculer vers le vide, regarde derrière toi : l'Amour te retient.
Dans la solitude où j'entrai, les mesures de ce monde, si elles subsistent, c'est pour maintenir en nous un sentiment vertigineux de démesure : cette solitude, c'est Dieu.
La certitude et le mystère sont pour le sentiment ; la clarté et l'incertitude pour le raisonnement.
Le manque d'amour du prochain ne peut déboucher que sur une société d'égoïsme et de désespoir.
Parfois j'ai le sentiment que le bon Dieu a mis les femmes sur cette terre pour rappeler aux hommes l'heure des cocktails.
Une amitié peut naître sur la terre la plus aride et la plus improbable.