Parler beaucoup est une chose, parler à bon escient en est une autre.
La beauté est une fleur que la maladie flétrit, et que le temps détruit.
Il n'existe pas une chose que l'on ne fasse avec la richesse : aussi l'homme sensé ne doit-il faire ses efforts que pour acquérir des richesses.
Ma grande force est de savoir qui je suis et d'où je viens.
Il y a une autre faculté de connaître qui n'est pas l'acte d'un organe et n'est unie en aucune manière à la matière corporelle : c'est l'intellect angélique.
La vie n'est jamais ce qu'elle semble - et c'est la plus grande chose à ce sujet.
En ce moment, beaucoup de gens ont renoncé à vivre. Ils ne s'ennuient pas, ils ne pleurent pas, ils se contentent d'attendre que le temps passe. Ils n'ont pas accepté les défis de la vie et elle ne les défie plus.
L'empreinte d'un homme sur un autre est éternelle, aucun destin n'a traversé le nôtre impunément.
J'ai toujours été fasciné par la création, jamais par la destruction. C'est ce que j'aime dans l'histoire, la création. L'histoire me fascine. C'est le contraire de l'ignorance, c'est le contraire de la bêtise. Je ne l'ai pas apprise à l'école, mais je l'ai respirée plus tard...
Si tu te souviens bien, il existe cinq bonnes raisons de boire : L'arrivée d'un hôte, la soif présente et à venir, le bon goût du vin et n'importe quelle autre raison.
Elle ne voulait pas savoir le comment des choses, mais le pourquoi. Ce qui peut être gênant. On se demande le pourquoi d'un tas de choses et on finit par se rendre très malheureux, à force. Il vaut bien mieux pour cette pauvre fille qu'elle soit morte.
Le temps ne résout pas un problème mais il le présente sous un autre aspect.
Dieu a créé l'homme à son image, dit la Bible ; les philosophes font exactement le contraire en créant Dieu à la leur.
La faiblesse humaine est de vouloir savoir ce qu'on ne veut pas savoir.
Je pense que si tu vis dans un monde en noir et blanc, tu vas beaucoup souffrir. J'étais comme ça. Mais je ne le crois plus.
N'est-ce pas une chose admirable que le vin, qui fait un homme libéral d'un avare ?
N'oublions pas que ce qui fait l'intelligence de l'homme, c'est pour beaucoup celle de ses mains.
Le problème du contrat est de savoir sur quoi il se fonde.
La souffrance peut occuper une telle place qu'on en oublie le bonheur. Parce qu'on ne se rappelle pas avoir été heureux. Et puis, un jour, on ressent quelque chose d'autre, ça nous fait bizarre, seulement parce qu'on n'a pas l'habitude, et à ce moment précis, on se rend compte qu'on est heureux.
La beauté vitale peut tout se permettre : elle n'est pas astreinte aux limitations du goût.
Le style est très différent de la mode. Une fois que vous avez trouvé quelque chose qui fonctionne, gardez-le.
Je sais bien que le plus petit élan d'amour vrai nous rapproche beaucoup plus de Dieu que toute la science que nous pouvons avoir de la création et de ses degrés.
La science a fait de nous des dieux avant même que nous soyons dignes d'être des hommes.
Quand on est belle, on reste trop concentrée sur ses produits, ses extensions, ses ongles pour avoir le temps de penser à autre chose. C'est le privilège des moches, elles n'ont que ça à faire
Un lokombe ne peut être placé à l'intérieur d'un autre lokombe.
J'ai vu les traces des anges sur la terre : la beauté du ciel marchant d'elle-même sur le monde.
La chose la plus importante pour un acteur est de savoir rire ou de savoir pleurer. Pour pleurer je pense à ma vie sexuelle. Pour rire aussi.
Qu'on parle de civilisation chrétienne, d'humanisme gréco-latin ou de « matérialisme historique », on ne désigne pas autre chose que cette évolution qui est la loi même de l'humanité.
J'attends si peu des autres, j'ai déjà déçu les miens. J'attends beaucoup d'l'amour, mais beaucoup restent en chien.
Mais l'existence de chaque chose, de toutes les choses, du monde ; la présence de quelque chose qui n'est pas toi-même, l'existence de personnes et de consciences distinctes de soi, ta propre existence, enfin, comme être individuel et fini, tout cela doit, si tu t'éveilles vraiment, t'apparaître comme intolérablement absurde.
La poésie est une plante libre ; elle croit là où on ne la sème pas. Le poète n'est pas autre chose que le botaniste patient qui gravit les montagnes pour aller la cueillir.