Chercher à se justifier quand on n'est pas coupable, c'est s'accuser.
Si on a pris le soin de bien s'entourer, le collaborateur responsable prend 99 fois sur 100 la décision que vous auriez souhaitée, voire, de temps à autre, une décision meilleure.
Presque toute vie d'homme est corrompue par le besoin qu'il a de justifier son existence.
Il vient toujours une heure dans l'histoire où celui qui ose dire que deux et deux font quatre est puni de mort.
Ne frappez pas, même avec une fleur, une femme coupable de cent fautes.
Le comportement criminel trouve le plus souvent son origine dans une frustration, un manque d'affection.
Chacun est responsable de sa vie et de sa mort.
Une action ne peut se justifier au seul motif du plaisir que ressent celui qui la commet.
Celui qui obéit à la loi ne se sent pas juste pour autant. Au contraire, il se sent coupable, il est d'avance coupable, et d'autant plus coupable qu'il obéit plus strictement.
La presse a un pouvoir de l'image si puissant qu'elle peut faire passer un criminel pour une victime et montrer la victime comme une criminel.
Un militaire sans formation politique et idéologique est un criminel en puissance.
Pour justifier tout ce que nous avons perdu, nous devons risquer de tout perdre.
Mais aujourd'hui encore je pardonne difficilement, aux intellectuels surtout, la complaisance, sinon la complicité devant l'erreur. Ils ont le droit de se tromper, pas de tromper les autres, même par prudence ou tactique, par solidarité ou par discipline. Par discipline ! Un intellectuel discipliné est-il un intellectuel ?
Si nous voulons voir un criminel de guerre, il n'y a qu'à se regarder dans la glace.
Celui qui déguise la tyrannie, la protection, ou même les bienfaits sous l'apparence et le nom de l'amitié me rappelle le prêtre coupable qui a empoisonné le pain sacramentel.
Je respecte trop l'idée de Dieu pour le rendre responsable d'un monde aussi absurde.
L'histoire permet d'expliquer le présent, de le justifier et de l'éclairer. Le passé, c'est une réalité analysée et filtrée par la science.
J'ai toujours eu ce terrible besoin d'être quelque chose de plus qu'un être humain. Je me sentais puni par le fait d'être humain.
Nous devons proportionner le châtiment, non au crime qui est grand, mais au criminel qui est petit.
Dès qu'on juge un criminel de guerre, on met une vitre blindée, à mon avis, on aurait mieux fait de la mettre avant la vitre, autour des victimes...
L'intelligence ? Une question de chimie organique, rien de plus. On n'est pas plus responsable d'être intelligent que d'être bête.
Le plus grand malheur des guerres civiles est que l'on y est responsable du mal même que l'on ne fait pas.
Personne n'est responsable de son destin.
Ce désir d'équité ne doit pas conduire à un excès de bien-être, où personne n'est responsable de quoi que ce soit.
Essayez de concevoir la seconde, que dis-je, le quart de seconde pendant lequel le criminel entend glisser le couperet qui doit le décapiter. Il n'y a rien de plus hallucinant.
Chacun de nous est tour à tour, de quelque manière, un criminel ou un saint.
Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.
Surtout ne jamais plaider coupable face à un adversaire, même animé des meilleures intentions.
Comme celui qui lance des flèches et des dards pour tuer un autre est coupable de sa mort, ainsi l'est celui qui use d'artifices pour nuire à son ami, et qui dit lorsqu'il est surpris : je ne l'ai fait qu'en jouant.
Les radios généralistes, quel que soit leur statuts, ont une vocation de service public qui suffirait à justifier leur permanence dans le paysage médiatique.
On est puni par où l'on a péché.