La rêverie est le dimanche de la pensée.
La rêverie vagabonde est nécessaire à une bonne hygiène de vie, à l'équilibre de l'homme dans la bourrasque quotidienne.
Le propre de la pensée naturaliste n'est pas d'accorder un sens quelconque à l'idée de nature, mais de tabler sur le mot nature pour refuser tout ce qui existe artificiellement, c'est-à-dire pour contester tout ce qui existe.
Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent.
Rien n'est mauvais, rien n'est bon. C'est notre pensée qui crée le bonheur ou le malheur.
Divers facteurs pouvaient concourir pour faire percevoir dans le langage de l'étoile un message d'espérance. Mais tout cela pouvait mettre en chemin seulement un homme ayant une certaine inquiétude intérieure, un homme d'espérance, à la recherche de la véritable Étoile du salut.
La doctrine n'est pas une certitude.
Si quelqu'un me montrait entre l'indépendance complète et l'asservissement entier de la pensée une position intermédiaire où je puisse espérer me tenir, je m'y établirais peut-être ; mais qui découvrira cette position intermédiaire ?
La philosophie ne s'enseigne pas ; c'est l'application des sciences à la vérité.
La pensée des anciens nous est contemporaine. Elle nous aide à débrouiller les chaos modernes et nous restitue ce qui est éternel.
Sous la forme imprimerie, la pensée est plus impérissable que jamais ; elle est volatile, insaisissable, indestructible.
Les avenues de la rêverie sont la promenade préférée du diable.
Le babil du texte, c'est seulement cette écume de langage qui se forme sous l'effet d'un simple besoin d'écriture
Les sentiments produisent le courage actif, et la philosophie le courage passif.
On a toujours assez de philosophie pour supporter la mort d'un parent riche.
Comme les devins, les femmes ont tendance à mettre de la pensée partout, à lire l'univers des objets et des choses comme un parchemin. Elles ne regardent pas, elles déchiffrent. Tout à toujours un sens.
Des millions d'êtres humains rêvent d'une vie éternelle et s'il pleut le dimanche après-midi, ils ne savent pas quoi faire.
Croire en Dieu, c'est vivre par quelque chose qui n'existe d'aucune manière dans le monde, sinon dans le langage ambigu de ces phénomènes que nous appelons chiffres ou symboles de la transcendance.
Le langage est comme une boule de pâte dans laquelle passent les phrases. Dès que tu abandonnes les phrases, c'est comme si tu pénétrais dans un bourbier dont tu ne peux plus ressortir.
Le poète se consacre et se consume à définir et à construire un langage dans le langage.
La philosophie triomphe aisément des maux passés et des maux à venir, mais les maux présents triomphent d'elle.
Une véritable pensée ne traverse pas l'esprit.
Les propagandes politiques et publicitaires qui s'emparent brutalement des esprits sont bien plus fortes que les patients efforts de la pensée réfléchie.
Oui j´irai dimanche à Orly.Sur l´aéroport, on voit s´envolerDes avions pour tous les pays.Pour toute une vie... Y a de quoi rêver.Un jour, de là-haut, le bloc vingt et un.
La pensée de la mort nous trompe, car elle nous fait oublier de vivre.
Je sais pourquoi je déteste le dimanche : c'est parce que des gens, occupés à rien, se permettent d'être oisifs comme moi.
Je comprends que le clergé soit partisan du repos dominical : c'est le dimanche que ces messieurs travaillent le plus.
L'amour n'est significatif que parce que fragile. Le langage du coeur amoureux est délicieusement irréel, et c'est peut-être cela qui en fait la force.
On ne peut pas pleurer et penser, car chaque pensée absorbe une larme.
La pensée est une maladie particulière à quelques individus et qui ne se propagerait pas sans amener promptement la fin de l'espèce.
Le propre de l'amour, c'est la suppression de toutes les barrières, distances, distinctions, catégories introduites par l'usage, le langage et la convenance dans la conception de l'individu.