Vous aimez la liberté ? Elle habite la campagne.
Il n'y a pas de classement de l'univers qui ne soit arbitraire et conjectural. La raison en est très simple : nous ne savons pas quelle chose est l'univers.
La complaisance fait des amis, la franchise engendre la haine.
Vous poussez une porte, vous croyez entrer dans un endroit familier, et à peine êtes-vous engagé dans le tambour de cette porte tournante que vous vous rendez compte, à travers les glaces rutilantes, que vous pénétrez dans un pays inconnu.
La liberté d'être commence lorsque l'obligation de ressembler est abolie.
La pauvreté abjecte est humiliante, est une atteinte à la dignité de ceux qui la subissent. En fin de compte, cela nous rabaisse tous. Cela rend la liberté de nous tous moins significative.
Voici la France, aux yeux de ses fils, tantôt nation inépuisable qui invente l'avenir du monde, tantôt vieux pays fatigué, déchu de sa grandeur, mécontent de soi.
L'Amérique est un pays chanceux. Elle grandit par les folies de nos nations européennes.
François Fillon est le candidat d'une droite pour laquelle < réforme > veut dire < recul > et < modernisation du pays > signifie < destruction de notre modèle social >.
On naît avec la guerre en soi. Comment donc vouloir même essayer d'en délivrer le monde. La guerre... C'est la respiration des hommes.
La guerre étant, chacun le sait, la forme collective et violente de la conversation.
Avoir raison est moins important pour nous que la liberté d'avoir tort.
On devrait apprendre la patience dans un pays étranger, car c'est là la vraie mesure du voyage. Si l'on ne souffre pas de la frustration de ses habitudes, comment peut-on être certain que l'on est vraiment en train de voyager ?
La biographie est une prison. Prison des dates, des faits, des fiches. Le roman, c'est la liberté.
La guerre est dans la nature humaine.
La liberté est un mot qui fait le tour du monde et n'en est jamais revenu.
Aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir commun qui les tient en respect, ils sont dans cette condition qui se nomme guerre, la guerre de chacun contre chacun.
La guerre ! C'est une chose trop grave pour la confier à des militaires.
Quand, dans un État, vous ne percevez le bruit d'aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n'y est plus.
La liberté s'accommode fort mal d'un simple changement de dépendance.
Le génie a besoin de liberté pour vivre.
Les hommes ont inventé la guerre pour y être sans les femmes et entre hommes.
On met le désordre dans notre pays par des importations de vérités exotiques, quand il n'y a pour nous de vérités utiles que tirées de notre fonds.
Il y a des hommes politiques éclairés en France et en Allemagne qui ont dit que des pays qui ont la même monnaie ne s'enfermeront plus jamais dans des querelles.
C'est un mot obscur que celui de l'amour. Il résonne dans nos coeurs comme le nom d'un pays lointain dont, depuis l'enfance, on a entendu vanter les cieux et les marbres.
Tous les hommes ont naturellement au coeur l'amour de la liberté et la haine de la servitude.
L'amour et la guerre s'apprennent mieux sur le terrain que dans les livres.
L'effort librement consenti rend libre.
Un peuple qui a choisi la sécurité plutôt que la liberté ne recevra ni ne méritera ni l'une ni l'autre.
Un guerre laisse le pays avec trois armées : une armée d'infirmes, une armée de pleureuses, et une armée de voleurs.
L'Amérique est un pays d'inventeurs, et les plus grands inventeurs sont les journalistes.