Chacun voit avec ses lunettes.
D'autre part, à la limite, les Européens d'Europe sont des colonisateurs en puissance : il leur suffirait de débarquer. Peut-être même tirent-ils quelques profits de la colonisation. Ils sont solidaires, ou pour le moins complices de cette grande agression collective de l'Europe. De tout leur poids, intentionnellement ou non, ils contribuent à perpétuer l'oppression coloniale.
C'est un peu de nous tous en celui qui s'en va et c'est en celui qui naît un peu de nous tous qui devient autre.
On a besoin de beaucoup d'énergie pour articuler le mot bonheur, surtout conjugué rétroactivement et à tous les temps, le futur allant toujours de soi.
Nous ne pouvons rien faire pour changer le monde tant que le capitalisme ne s'effondrera pas. En attendant, nous devrions tous faire du shopping pour nous consoler.
La beauté est vérité, la vérité beauté. C'est tout ce que vous savez sur terre. Et c'est tout ce qu'il faut savoir !
Consommer, c'est en réalité se consumer, c'est consumer toute flamme, tout désir violent, toute passion.
L'amour, l'amour qu'on aime tant Est comme une montagne haute : On la monte tout en chantant. On pleure en descendant la côte.
Croyant comme je le fais, cet homme dans un avenir lointain sera une créature bien plus parfaite qu'il ne l'est maintenant. Il est intolérable de penser que lui et tous les autres êtres sensibles sont voués à l'annihilation complète après ce lent et long progrès.
Les hommes sont plus forts que les dieux. Ils peuvent tout chambarder, tout détruire, tout refaire, tout recommencer, tout rassembler à leur manière, mais ils n'en sortent jamais indemnes.
Chaque jour, je me rappelle que ma vie intérieure et extérieure est basée sur le travail d'autres hommes, vivants et morts, et que je dois faire tout ce qui est en mon pouvoir pour donner dans la même mesure que ce que j'ai reçu et que je reçois encore.
Ainsi est la règle en ce bas monde ; chacun a en partage ce dont il n'a que faire, et d'autres possèdent ce qui ferait le bonheur de leurs voisins.
Le temps révèle tout et n'attend pas d'être interrogé.
Leur esprit est méchant, et leur âme fragile ; Il n'est rien de plus faible et de plus imbécile, Rien de plus infidèle et malgré tout cela, Dans le monde on fait tout pour ces animaux-là.
Une crème fouettée n'est pas une crème fouettée tant qu'elle n'est pas fouettée avec un fouet, tout le monde sait ça.
On est volé à la Bourse comme on est tué à la guerre, par des gens qu'on ne voit pas.
Amour, tu as été mon maître : Je t'ai servi sur tous les dieux. O si je pouvais deux fois naître, Comme je te servirais mieux !
Ne croyez pas tout ce que vous entendez, ne croyez pas tout ce que vous lisez et ne croyez que la moitié de ce que vous voyez.
Maintenant que nous avons examiné tout ce qui se rattache aux mystères du Verbe incarné, il faut traiter la question des sacrements de l'Église, qui tirent immédiatement du Verbe incarné leur efficacité.
Quel mauvais vent t'amène ? Tu es la seule chose que tu aimes, derrière moi comme autant d'problèmes, reste loin et tout ira bien.
Les chaos est le nom que l'on donne à tout ce qui produit la confusion dans notre esprit.
La bonne poire, c'est l'imbécile qui se dépense sans compter pour que tout le monde y trouve son compte sauf lui, celui qui encaisse les humeurs des unes et des autres.
Il n'est pas certain que le bonheur survenu trop tard... soit tout à fait le même que celui dont le manque nous rendait jadis si malheureux.
Il n'y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid.
La Formule 1, je ne regarde pas ; j'habite près du périphérique, je vois ça tous les jours...
Quelques-uns dirigent le vaisseau de l'Etat sans savoir où ils vont, ne paraissant préoccupés que d'une chose : se procurer à bord tous les plaisirs.
J'adore tout ce qui est frit. Au point que je pourrais frire ma chaussure et la manger !
Dans la volupté, suprême forme du plaisir, on copule presqu'autant avec soi qu'avec une autre, la volupté n'étant après tout qu'une masturbation de l'âme.
Par-dessus le parapet, on ne voit pas à dix pas. Le regard fouille les ténèbres jusqu'au réseau enchevêtré où titubent les pieux, puis se perd.
Ce n'est pas tout de mourir ; il faut mourir à temps.
On ne voit que ce qu'on regarde.