On ne saurait désirer ce qu'on ignore.
Un médecin est un praticien qui tient sincèrement à votre infection car il ne saurait vivre sans elle.
Ô poésie,Je sais qu'on te méprise et te dénie,Qu'on t'estime au théâtre, voire un mensonge,Qu'on t'accable des fautes du langage,Qu'on dit mauvaise l'eau que tu apportesÀ ceux qui tout de même désirent boireEt déçus se détournent, vers la mort.
Un fou ne saurait être égalé en perfection sur le point où il déraisonne.
On ne saurait aimer trop de choses et trop peu de gens.
Si l'on vient te dire que quelqu'un a mal parlé de toi réponds : "Il faut qu'il ignore tous mes autres défauts, pour ne parler que de ceux qui lui sont connus."
Ne jamais négliger une information qu'on vous donne, même si sur le moment elle vous paraît sans importance, toutes les clefs ont leur serrure, il suffit d'attendre.
Nul homme qui aime son pays ne peut l'aider à progresser s'il ose négliger le moindre de ses compatriotes.
L'amitié ne saurait exister entre deux êtres parfaitement identiques.
Celui qu'on méprise et celui qu'on envie n'ont droit qu'à des nuances différentes du même sentiment.
Ne désirer que ce qu'on a, c'est avoir tout ce qu'on désire.
Les hommes sont extrêmement portés à espérer et à craindre, et une religion qui n'aurait ni enfer ni paradis ne saurait guère leur plaire.
D'un homme politique : chacune de ses mains ignore celles que serre l'autre.
Un beau souvenir est un bien si précieux qu'il ne faut rien négliger pour lui épargner les coups dont il est sans cesse menacé !
La question des libertés ne saurait se résoudre en termes de droits ou de morale. Elle est avant tout une question politique.
Une théorie qui entend prendre pour objet la pratique humaine dans son ensemble doit se prémunir contre toute tentation idéaliste qui la porte à négliger la confrontation avec les faits.
Le misogyne ne méprise pas les femmes. Le misogyne n'aime pas la féminité. Chez la femme, l'adorateur vénère la féminité, alors que le misogyne donne toujours la préférence à la femme sur la féminité.
Il y a loin de l'homme qui méprise l'argent à celui qui est véritablement honnête.
Tous, nous sommes portés par un penchant irrésistible à désirer connaître la science, en laquelle nous estimons qu'exceller est une belle chose.
La mort ignore la politesse. Elle ne prend jamais rendez-vous. Mais elle accepte ceux qu'on lui donne.
Nous passons notre vie à désirer, à désirer surtout ce qui nous fuit et qui ne nous paraît désirable que pour cette seule raison.
Il a toujours profondément méprisé la nature humaine, en raison même de l'échantillon que lui renvoyait son miroir.
Les femmes choisiront toujours pour mari le plus riche de leurs prétendants, et elles ont raison, car l'amour est un enfant gâté, et le gueux ne saurait satisfaire ses fantaisies.
Le Bourgeois mâle et femelle ne saurait être compris tant qu'on ne se pénètre pas de cette idée qu'étant aujourd'hui le maître du monde, s'il y a quelque chose à souffrir, cela regarde ses esclaves, c'est-à-dire tous ceux qui ne sont pas bourgeois comme lui.
L'homme n'est pas un animal social, c'est un esprit errant, dont on ignore heureusement la nature.
En révolution, le premier de tous les principes est de diriger le mal qu'on ne saurait empêcher.
Je méprise cette sorte de sagesse à laquelle on ne parvient que par refroidissement ou lassitude.
Enfermé dans la souffrance, isolé dans le plaisir, solitaire dans la mort, l'homme est condamné, par sa condition même, à ne jamais satisfaire un désir de communication auquel il ne saurait renoncer.
La vie se passe à désirer ce qu'on n'a pas, à regretter ce qu'on n'a plus.
Le sage ne veut pas être estimé comme le jade, ni méprisé comme la pierre.
Il faut que le désir soit irrité par des obstacles. L'homme qui n'a rien à désirer est à coup sûr plus malheureux que celui qui souffre.