- Si vous essayez de bâtir pour le futur, il faut couler des fondations solides. Les lois de ce pays, asservissent le peuple à son Roi, à un Roi qui demande la loyauté, mais qui n'offre rien en contrepartie !
Je suis allé de France, jusqu'en Palestine, livrer bataille, et je sais, que la tyrannie ne conduit qu'à la faillite. On bâtit un pays comme un bâtit une cathédrale, en partant du bas ! Renforcez chaque homme de ce pays, et vous y gagnerez en puissance.
- Bien, nul ne saurait objecter à ces paroles de bon sens.
- Si votre Majesté, venait à offrir la justice, la justice sous la forme d'une charte des libertés, autorisant chaque homme à pourvoir aux besoins de son foyer, et lui permettant d'échapper aux condamnation sans raison, à la prison sans motif, de travailler, se nourrir et gagner son pain et que le fruit de son labeur lui revienne, et de se divertir autant qu'il est possible. Ce roi là, serait un vrai souverain, et s'assurerait non seulement, le dévouement et la loyauté du peuple, mais aussi son amour.
- Alors que préconisez vous ? Un château pour chaque homme ?
- Tout anglais a une maison pour château ! Ce que nous demandons, votre Majesté, c'est la liberté. La liberté, par la loi !
Dans cet échange, Robin Longstride, s'adressant au Roi Jean, exprime une critique fondamentale du régime en place. Il soutient qu'un État ne peut prospérer sans des bases solides, comparant la construction d'un pays à celle d'une cathédrale : le renforcement doit commencer par le bas, c'est-à -dire par le peuple. Il dénonce le Roi qui exige la loyauté sans offrir de contrepartie, ce qui mène à la tyrannie et à la faillite. Robin préconise l'établissement d'une Charte des Libertés garantissant aux Anglais des droits fondamentaux, comme la justice, l'absence d'emprisonnement arbitraire, la possibilité de travailler et de jouir du fruit de son labeur. Il résume sa demande par la phrase : « Tout anglais a une maison pour château ! Ce que nous demandons, votre Majesté, c'est la liberté. La liberté, par la loi ! »
Le dialogue va au-delà d'une simple doléance pour se transformer en un plaidoyer pour le bon gouvernement et les droits de l'homme. Les « fondations solides » symbolisent les principes de justice et de droit, indispensables à la stabilité et à la pérennité d'une nation. L'analogie de la cathédrale qui se bâtit « en partant du bas » est une puissante métaphore de la souveraineté populaire ou, du moins, de la nécessité de l'adhésion et de l'autonomie des citoyens. Le « château pour chaque homme » est une image de l'inviolabilité du foyer et de la protection légale de l'individu contre l'arbitraire du pouvoir. Ce que Robin réclame symboliquement est un passage de la monarchie absolue à un État de droit où le pouvoir du souverain est limité par la loi.
Bien que les phrases exactes ne soient pas couramment utilisées, les concepts exprimés sont des références fréquentes dans :
La morale principale est que la liberté et la justice sont les véritables fondations de la force et de la loyauté d'une nation. Un dirigeant qui garantit les droits fondamentaux de son peuple et le protège de l'arbitraire s'assure non seulement de son obéissance, mais aussi de son dévouement et de son amour, ce qui est une source de pouvoir bien plus stable et puissante que la simple tyrannie.
La réplique provient du film Robin des Bois (Robin Hood) de 2010, réalisé par Ridley Scott. Elle est prononcée par le personnage de Robin Longstride, joué par Russell Crowe, lors de son face-à -face avec le Roi Jean Sans Terre (joué par Oscar Isaac) vers la fin du film. Le scénario a pris des libertés historiques pour transformer Robin des Bois en un promoteur des idées qui mèneront à la Magna Carta.
Cette scène se déroule à un moment critique du film. Après avoir combattu les Français, Robin se retrouve devant le Roi Jean. Le pays est dans un état de grande instabilité et de mécontentement. Les barons sont divisés et le Roi est impopulaire. Robin utilise l'urgence de la situation (l'invasion française) comme un levier pour exiger des changements profonds dans la gouvernance du pays. C'est le moment où le hors-la-loi se positionne en véritable homme d'État, offrant au Roi la solution pour unifier le pays : la loi au service du peuple.
Cette réplique est essentielle pour la réinterprétation du personnage de Robin des Bois dans ce film. Traditionnellement, Robin est un bandit généreux qui vole aux riches pour donner aux pauvres. Dans cette version, il est élevé au rang de figure politique et de visionnaire constitutionnel. Son voyage de la France à la Palestine l'a exposé à la faillite de la tyrannie, lui conférant une autorité morale et politique. Il ne demande pas l'aumône pour les pauvres ; il exige des droits pour tous les Anglais, faisant de lui un précurseur des libertés civiles.
Le thème central de ce film est la naissance de l'Angleterre moderne et la limitation du pouvoir royal. Le film met en scène le chaos qui précède la Magna Carta. Le dialogue avec le Roi Jean incarne le point culminant de ce thème : le conflit entre le pouvoir absolu et la nécessité d'une justice encadrée par la loi. La quête de Robin n'est pas seulement de punir un shérif corrompu, mais de jeter les bases d'un pays plus juste où l'honneur et la loi sont respectés par tous, y compris par le monarque.
La réplique a un fort impact car elle fait appel à un sentiment universel : le désir de justice et de dignité face à l'oppression. L'analogie de la maison comme « château » résonne particulièrement dans la culture occidentale, symbolisant la sphère privée et l'indépendance de l'individu. Culturellement, la scène ancre la légende de Robin des Bois dans le récit fondateur de la démocratie anglaise, conférant au héros un rôle plus grand et plus noble que celui de simple justicier. Elle inspire l'idée que même face à la plus haute autorité, il est possible et nécessaire de réclamer la liberté par la loi.
Mon amour,
Ta présence me manque, c'est pour ca que j écris
Que j'écris une lettre, même dans ce contexte,
Me basant seulement sur l'idée qu'est la vie,
La passant avec toi, je t'offre ce texte.
De nouveau coule en moi le torrent de sève,
Celui [...] â–º Lire la suite
Même si la description physico-chimique des processus matériels correspondant à la conscience devait être un jour possible, même si l'observation physiologique ou psychologique devait permettre de prédire avec une assurance pertinente notre comportement dans les moments de décision et de [...] â–º Lire la suite