Une opinion n'est choquante que lorsqu'elle est une conviction.
Ne vous imaginez pas arriver à améliorer quelqu'un en soulignant sans arrêt ses imperfections, en le traitant d'incapable, de menteur, de malhonnête, car à ce moment-là, il ne fait plus d'efforts. Puisque vous vous êtes déjà formé sur lui une opinion définitive, pourquoi ferait-il des efforts ?
L'opinion publique est reine : elle ne gouverne pas.
Parfois, en essayant de répandre des rumeurs scandaleuses, on tombe sur une chose qu'il l'est encore plus. La vérité. Et la seule chose plus choquante que la vérité, sont les mensonges destinés à la dissimuler.
- Pourquoi les femmes ont besoin de tant de sacs ? - Ta gueule ! - T'en as un, tu fous tout ton bordel dedans et voilà c'est réglé ! - La mode n'a rien à voir avec ce qui est utile, un [...] â–º Lire la suite
C'est mon opinion et rien ne m'empêchera d'être du même avis qu'elle.
Est-ce qu'on retient ses glaires, lorsqu'on a envie de cracher ? L'hygiène publique a inventé les crachoirs comme Dieu a inventé les femmes. La pureté n'exige pas la rétention, mais l'exutoire.
Je suis étonné de la facilité avec laquelle des personnes mal informées arrivent à une opinion arrêtée, passionnée, alors qu'elles n'ont pas de motifs de jugement.
La vie est courte, l'art est long, l'occasion fugitive, l'expérience trompeuse, le jugement difficile.
Quand on s'habitue à chercher son bien-être dans ses propres efforts, on s'élève dans sa propre opinion comme dans celle des autres.
Si vous préservez votre esprit de tout jugement et n'êtes pas esclaves de vos sens, votre coeur trouvera la paix.
Il y a antinomie entre les lignes hertziennes et les lignes du poète : comment la télévision, qui est lumière, éclat, mise en scène, évidence, peut-elle faire exprimer le secret d'une parole, l'écart d'une sensibilité, le risque du cri ou du chuchotement
J'avais toujours pensé sottement que la dépression nerveuse était un terme inventé pour exprimer une espèce de faiblesse psychologique, un manque d'énergie. Maintenant, je suis persuadé du contraire, et je l'explique dans mon livre en montrant que c'est le corps qui commande et qu'il n'y a aucune énergie à opposer aux décisions du corps dépressif.
"Ne juge personne avant de te mettre à sa place." Ce vieux proverbe rend tout jugement impossible, car nous ne jugeons quelqu'un que parce que justement nous ne pouvons nous mettre à sa place.
Il faut préférer l'utilité publique à celle privée.
Rien ne modifie si vite notre jugement sur un individu que de découvrir que le jugement qu'il porte sur nous n'est pas ce que nous croyons.
Il nous faut peu de mots pour exprimer l'essentiel.
Qui dit préjugé dit une opinion qu'on a reçue sans examen, parce qu'elle ne se soutiendrait pas.
Comme un tel jugement (celui de l'homme employant son pouvoir de connaître pour se décider) n'est pas l'effet d'un instinct naturel, mais un acte de synthèse qui procède de la raison, l'homme agit par un jugement libre qui le rend capable de diversifier son action.
En matière de prévision, le jugement est supérieur à l'intelligence. L'intelligence montre toutes les possibilités pouvant se produire. Le jugement discerne parmi ces possibilités celles qui ont le plus de chance de se réaliser.
Une opinion commence à me gêner dès que j'y puis trouver avantage.
Et puis nos coutumes divergent, et divergent c'est énorme.
Mets tes paroles sur le bout de ton doigt et tourne-les de sept manières avant de les exprimer : aucun mal ne résultera jamais de tes paroles.
La peur du jugement des autres est un des plus sûrs soutiens de la morale.
La flatterie n'a tant de charmes que parce qu'elle nous paraît confirmer le jugement de notre amour-propre.
Comment un individu peut-il se venger de l'opinion publique ?
Ne pas avoir d'idées et savoir les exprimer : c'est ce qui fait le journaliste.
Il pense par contagion et attrape une opinion comme un rhume.
Toute opinion est indifférente aux ambitieux, pourvu qu'ils gouvernent.
Si on criait sur la place publique les fautes de tout le monde, on ne pourrait plus fréquenter personne !
- Alors Jack Sparrow. Sommes-nous donc deux immortels condamnés à un combat épique jusqu'aux trompettes de jugement dernier ? - Tu peux aussi te rendre.