C'est avec les beaux sentiments qu'on fait de la mauvaise littérature.
Ce sont toujours nos bons sentiments qui nous font faire de vilaines choses.
C'est pourquoi tout ce qui a quelque quantité virile, depuis une trentaine d'années, se précipite éperdument au désespoir. Cela fait toute une littérature qui est véritablement une littérature de désespérés.
La littérature n'a pas d'autre fonction que de mettre en scène un écrivain.
On ne peut parler d'amour et de théâtre qu'à bâtons rompus.
Ils ont déjà mis leur costume, et leurs plus beaux souliers cirés, quand selon les us et coutumes, les cloches se mettent à sonner, chacun procède à sa manière, pour faire son vin ou ses enfants, mais c'est une toute autre affaire, de réussir un enterrement.
La France est triste parce qu'elle a arrêté de regarder sa jeunesse dans les yeux.
Qu'elle est admirable la jeunesse de l'homme ! Elle est toute d'angoisse et de féeries, et il n'arrive jamais à la connaître sous son vrai jour, que lorsqu'elle l'a quitté pour toujours.
C'est cela écrire, élargir le champ de la conscience en agissant sur la perception même des choses.
La réalité est une chose mystérieuse et fluctuante, car la perception que nous en avons ne reste jamais la même.
La littérature est un acte de non-savoir mais qui doit savoir.
Tel est le miracle de l'école. Un bon professeur peut captiver les classes rétives et rendre vivants les enseignements les plus mal conçus. Il peut tout sauver.
Tous les professeurs sont des écrivains futurs ou manqués. Rien ne fait plus plaisir à un professeur que de convaincre un de ses élèves qu'il n'y a rien de plus beau que la littérature.
C'est mettre en contradiction les lois avec les sentiments naturels que d'exiger d'un accusé de dire la vérité, alors qu'il a tout intérêt à ne pas la dire.
Il y a dans la jalousie plus d'amour-propre que d'amour.
Le théâtre est l'apparoir de l'être. Apparition toujours plus difficile à mesure que le monde renonce à la contemplation et confond l'action avec l'activité.
Le théâtre ne dit jamais la vérité, mais c'est parce qu'il ne dit pas la vérité qu'il engage le spectateur à trouver la sienne.
La littérature est une blessure par où jaillit l'indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
Montrer sa colère à l'ennemi, c'est lui offrir sa victoire.
La colère est une haine ouverte et passagère ; la haine, une colère retenue et suivie.
Le monde est un théâtre où les pires gens ont les meilleurs places.
Le théâtre doit être ce que le théâtre n'est pas.
Pour le jeune homme, dont la vieillesse ne marque pas le visage, la jeunesse est sans valeur.
Les sentiments viennent parfois d'un travers de l'esprit.
Les films ne sont pas ma priorité, mais le théâtre l'est.
La colère est un acide qui peut faire plus de mal au récipient dans lequel il est stocké qu'à tout ce sur quoi elle est versée.
L'homme est un animal raisonnable qui se met régulièrement en colère lorsqu'on lui demande d'agir en accord avec les préceptes de la raison.
- Où est-ce que t'as dormi ? - Dans ma voiture. La nuit dernière j'ai fait un horrible cauchemar dans lequel ma meilleure amie m'avouait être amoureuse de mon p'tit copain. C'était pas un cauchemar ça ? - Brooke... - Pourquoi tu [...] â–º Lire la suite
Les sentiments personnels ne doivent pas compter, quand il s'agit de la patrie, de la vie nationale.
Ô beaux discours humains ! je suis venu si loin,Pour m'enrichir d'ennuy, de vieillesse, et de soin,Et perdre en voyageant le meilleur de mon age.
La poésie est aux sentiments ce que la philosophie est aux pensées.