La fleur de l'illusion produit le fruit de la réalité.
L'ennui de tout ce qui amuse la multitude est la suite du goût réel pour la vertu.
Le démagogue, lui, ne peut faire illusion qu'un temps, mais pas dans la durée.
Dans les arts en particulier, il faut un sentiment bien profond pour maintenir l'originalité de sa pensée en dépit des habitudes auxquelles le talent lui-même est fatalement enclin à s'abandonner.
Les lois sont les conséquences nécessaires d'une pensée - ou d'un savoir imparfaits.
Il faut que l'imagination prenne trop pour que la pensée ait assez.
Prolonge la pensée de l'interlocuteur et montre que ses soucis sont les vôtres. Applicable à tous les domaines.
Nos faibles efforts pour améliorer la condition humaine ne seraient que distraitement continués par nos successeurs ; la graine d'erreur et de ruine contenue dans le bien même croîtrait monstrueusement au contraire au cours des siècles.
Le communisme n'est pas un état de choses qu'il convient d'établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement résultent des données préalables telles qu'elles existent actuellement.
La femme est la fleur de la terre.
Je ne suis pas un homme, je ne suis rien. Il n'y a que Dieu. L'homme, c'est une illusion d'optique.
L'amour n'est qu'une illusion dont on se sert pour se tromper soi-même.
L'amour est l'acte par lequel une pensée se fait libre en pensant une liberté.
La pensée est bien la plus odieuse des propriétés de l'animal homme. Elle est nous et contre nous, puissance dérisoire et impuissance lumineuse!
Mieux vaut être la paille de blé que la graine de mauvaise herbe.
Comme la plupart des êtres vivant, le pigeon associe rapidement le bouton sur lequel il appuie et la récompense. Mais lorsque c'est une minuterie qui fait tomber automatiquement un graine toute les vingt secondes, le pigeon s'interroge. Qu'est ce que [...] ► Lire la suite
Nous sommes attirés par toute vie qui nous représente quelque chose d'inconnu, par une dernière illusion à détruire.
L'homme regarde la fleur, la fleur sourit.
- Tu m'aimes, réel ou pas réel ? - Réel.
Notre méfiance justifie la tromperie d'autrui.
Sachez donc bien qu'une véridique impression de beauté ne pourrait avoir d'autres effets que le silence... ? Enfin, voyons ! quand vous assistez à cette féerie quotidienne qu'est la mort du soleil, avez-vous jamais eu la pensée d'applaudir ? Vous m'avouerez que c'est pourtant d'un développement un peu plus imprévu.
Quelle étrange illusion c'est de supposer que la beauté est la bonté.
Nous désirons tous ouvrir le cercle de la pensée pour arrêter sa ronde stérile.
Ne pas se forcer à penser ; mais noter aussitôt chaque pensée qui se propose.
Le réel n'est jamais ce qu'on pourrait croire, mais il est toujours ce qu'on aurait dû penser.
Peu réussissent à goûter au fruit de leurs succès et au résultat de leur oeuvre.
A mesure que les désirs et les peurs perdent leur emprise, vous commencez à entrevoir ce que peut être le silence de la méditation. Une pensée vient, vous la voyez, elle ne vous emporte pas. Vous sentez que vous retournez au repos, au calme, à la non-manifestation, à l'essentiel.
Un baiser est un fruit qu'il faut cueillir sur l'arbre.
Les maximes les plus profondes sont celles où la pensée semble la plus indépendante des mots et de leur aménagement.
Vouliez-vous, pour berceau d'un rêve glorieux, pour l'épanouissement d'une fleur d'idéal, un lieu plus favorable que cette cour d'amour discrète, au belvédère d'un coteau, au milieu des lointains azurés et sereins, avec une volée de jeunes qui adoraient le Beau [...] ► Lire la suite