La république est le seul remède aux maux de la monarchie et la monarchie est le seul remède aux maux de la république.
Nous dérivons sur un îlot microscopique, naufragés d'un destin dont nous ne contrôlons pas grand-chose. Nous savons seulement que nous venons à peine de naître et que nous sommes voués à disparaître. Le « nous » que j'évoque ici désigne [...] â–º Lire la suite
On fait bien des efforts pour chercher les biens, et c'est à peine qu'on parvient à les trouver ; mais on trouve les maux sans les chercher.
Il faut avoir de grosses illusions bien grasses : on a moins de peine à les nourrir.
Est-ce qu'avec la civilisation, le progrès technique, la douleur augmente également ? De quels repliements sont faites certaines folies ?
Les maux réels affectent moins les hommes que l'idée qu'ils se font de leur condition.
Parce que le seul remède contre la paranoïa, c'est d'être là ! Dans le présent, comme on est !
Le sexe est devenu le dernier snobisme, celui auquel chacun doit souscrire sous peine de mort sociale.
Qu'avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus.
La monarchie dégénère ordinairement dans le despotisme d'un seul ; l'aristocratie dans le despotisme de plusieurs ; la démocratie dans le despotisme du peuple.
Je pense que l'idée que nous avons toute la démocratie que l'argent peut acheter s'écarte tellement de ce que notre démocratie est censée être.
Ce n'est pas la peine de dissimuler : les jugements de nez sont toujours réciproques.
Malheureuse condition des hommes ! A peine l'esprit est-il parvenu au point de sa maturité, le corps commence à s'affaiblir.
Les livres m'ont sauvé. Du désespoir, de la bêtise, de la lâcheté, de l'ennui. Les grand textes nous hissent au-dessus de nous-mêmes, nous élargissent aux dimensions d'une république de l'esprit. Entrer en eux, c'est comme aborder la haute mer ou décortiquer un mécanisme d'horlogerie extrêmement sophistiqué.
La crainte de l'immortalité pourrait être le meilleur remède à la peur de la mort.
Je veux que la République ait deux noms : qu'elle s'appelle Liberté, et qu'elle s'appelle chose publique.
La vie ne vaut pas le coup qu'on se donne la peine de la quitter.
Tandis qu'il est de tradition, dans d'autres pays, qu'en matière d'impôts, de finances, de commerce, il n'y a pas de principes, qu'il faut se contenter de tâtonner, replâtrer et modifier au jour le jour, en vue de l'effet le plus [...] â–º Lire la suite
La jalousie est aussi une douleur physique.
La science a peut-être trouvé un remède pour la plupart des maux, mais elle n'en a pas trouvé pour le pire de tous : l'apathie des êtres humains.
À peine assise, je fus assaillie par une nuée de dragueurs qui se relayèrent à mon chevet. Le dragueur est le cousin du mendiant, il répond comme lui au principe de l'espérance statistique : il s'attache aux nombres, jamais aux personnes.
La collision amoureuse est l'irruption d'une verticalité dans le calme plat de l'existence; elle est douleur et jouissance, bourrasque et ressourcement, brûlure et parfum.
La marche devient impossible sous peine de s'égarer.
La douleur est inévitable, mais la souffrance est facultative.
De pensée en pensée, de sommet en montagne. L'amour me conduit; car Je ne pourrai jamais calmer ma peine sur les voies bien battues du monde.
Il y a une divinité horrible, tragique, exécrable, païenne. Cette divinité s'appelait Moloch chez les Hébreux et Teutatès chez les Celtes ; elle s'appelle à présent la Peine de Mort.
L'homme en proie au malheur cherche une consolation dans l'amalgame de sa peine à la peine d'autrui.
La dent cruelle de la douleur n'est jamais plus venimeuse que lorsqu'elle mord sans déchirer la plaie.
Si Louis XVI eût aboli la peine de mort, comme il avait aboli la torture, sa tête ne serait pas tombée.
Elle tombait malade pour que mon père s'occupe d'elle, collectionnait les maux comme d'autres les pays exotiques pour devenir enfin visible.
Les gens ont encore plus peur de la mort que de la douleur. C'est étrange qu'ils craignent la mort. La vie fait bien plus mal que la mort. Au moment de la mort, la douleur est terminée.