Au théâtre, les héros nous sont supérieurs. On ne croiserait pas Hamlet dans la rue.
Le culte des héros c'est le culte de la veine.
Il y a trois genres littéraires bien différents : la poésie qui est chantée, le théâtre qui est parlé et la prose qui est écrite.
Un héros doit réunir en lui toutes les belles qualités, mais sans en affecter une.
Il faut revenir au théâtre pour redevenir attentif à notre destin dans la langue et saisir le grand mouvement de nos vies, que la scène restitue et rend visible.
L'anniversaire de naissance n'est, en somme, que la commémoration de la farce sinistre que nous ont faite nos parents en nous mettant au monde.
Le théâtre a toujours partie liée avec le politique : il est ce lieu où la communauté s'interroge sur la nature, la force ou la faiblesse des liens qui la constituent.
Je suis celui qui pénètre votre cerveau. Je jouis dans votre hémisphère droit. Votre désir ne vous appartient plus : je vous impose le mien. C'est moi qui décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain. L'idéal, serait que vous commenciez [...] â–º Lire la suite
Un héros est celui qui conquiert ses passions.
C'est pas la rue mais l'être humain qui m'attriste, comment leur faire confiance, ils ont tué le Christ.
Le théâtre permet de provoquer les gens intellectuellement.
Et si le théâtre n'était pas du tout où on l'attend ?
Je pense que le happy-end des contes de fées donne à l'enfant l'image d'épreuves qui, évidemment, sont loin de sa réalité, mais qui lui permettent momentanément de s'identifier à des héros qui traversent des passes difficiles et qui arriveront tout de même à triompher des obstacles.
Le théâtre est une destination inconnue, mais suffisamment connue pour produire une inquiétude indicible, mais moins effrayante qu'elle ne devrait l'être grâce à la certitude de n'y arriver jamais.
Nous ne sommes pas libres. Et le ciel peut encore nous tomber sur la tête. Et le théâtre est fait pour nous apprendre tout cela.
John McCain est un héros de guerre parce qu'il a été capturé. J'aime les gens qui n'ont pas été capturés.
J'en avais retenu que le caractère se mesurait dans les situations difficiles et qu'un héros ne se plie pas, même dans les circonstances les plus dures.
Le théâtre n'est pas la Sorbonne et le public n'est pas un élève venu assisté à un cours d'histoire. Ils viennent pour se distraire.
Le grand théâtre des passions, qu'il s'agisse de politique, de philosophie ou de religion, intéressera Courbet juqu'à sa mort, le dernier jour de l'année 1877. Une illustration particulière en est donnée avec la section sur le « Fait religieux » [...] â–º Lire la suite
La comédie française, très française, fonctionne ailleurs.
Le théâtre c'est plus de la douleur que du bonheur. C'est cette douleur qui est une joie.
Il y a aussi en tout voyageur un homme traqué, découvrant soudain sa solitude, son impuissance à entrer dans la comédie ou la tragédie qui se jouent autour de lui.
La poésie est au théâtre une dentelle délicate impossible à voir de loin.
Quand le rideau se lève, la question est : baiseront-ils ? S'ils baisent, c'est une comédie ; s'ils ne baisent pas, c'est un drame.
Le monde est une comédie pour ceux qui réfléchissent et un tragédie pour ceux qui sentent.
Une partie d'être un acteur est que je regarde les gens. J'aime observer leur comportement, observer leurs réactions dans la rue et voir comment ils se parlent, ce qui est impossible lorsqu'ils vous regardent. Je prenais plaisir à prendre le train et à regarder les gens.
L'une des missions du théâtre comme le lieu public où se dit l'intimité de l'acte de l'écriture.
J'ai commencé en chantant dans des bars et des tout petits clubs. Je trainais mon piano en bas des escaliers, et je sortais dans la rue avec mon clavier et j'allais dans tous les bars qui me laissaient jouer. J'appelais en prétendant être le manager de Lady Gaga.
On n'est jamais tout à fait un héros aux yeux d'un camarade. Ou seulement plus tard. Trop tard...
Le thé est courtois, amical même, distant aussi, il rend excessif le copinage, l'effusion, tout le théâtre de la relation sociale.
On fait du théâtre parce qu'on a l'impression de n'avoir jamais été soi-même et qu'enfin on va pouvoir l'être.