A vingt ans, c'est une promenade, à soixante ans c'est un pèlerinage.
Le destin des abstractions est de s'accrocher à vous un instant puis de disparaitre. Seuls les mots qui sont des images demeurent. Le reste est un brin de paille.
Charité : hypocrisie qui donne dix sous d'attention pour recevoir vingt francs de gratitude.
La jeunesse d'aujourd'hui s'en est trop fait conter, elle sait à quoi s'attendre et elle attend monts et merveilles.
A vingt ans on veut changer le monde, à quarante on veut changer de corps, et après cinquante ans, quand rien ne vous dérange, c'est qu'on est mort.
La France est triste parce qu'elle a arrêté de regarder sa jeunesse dans les yeux.
Faire de la philosophie, c'est être en route ; les questions en philosophie sont plus essentielles que les réponses.
Nous sommes tous des immigrés ; seule notre date d'arrivée change.
Si je devais faire un cadeau à la génération suivante, je lui apprendrais à ne pas se prendre au sérieux.
On ne peut être indépendant de Dieu que pendant qu'on a la jeunesse et la prospérité.
La jeunesse - tandis qu'on la traverse - c'est une éternité.
Les ornières de la route elles-mêmes détestent un garçon de sept ou huit ans.
Avant cinquante ans on est jeune et beau. Après on est beau.
La jeunesse croit beaucoup de choses qui sont fausses ; la vieillesse doute de beaucoup de choses qui sont vraies.
En tant que chrétien, mon sentiment me désigne mon Seigneur et mon Sauveur comme un combattant. Il m'indique l'homme qui autrefois dans la solitude, entouré de quelques disciples, a reconnu ces juifs pour ce qu'ils étaient, et sommé les hommes [...] ► Lire la suite
De vingt à quarante ans, on voudrait avoir. De quarante à soixante, on voudrait être. De soixante à quatre-vingts, on voudrait ne pas avoir été.
Le problème avec moi est, je suppose, la façon dont je m'exprime, il faut être avec moi 50 ans avant de pouvoir comprendre ce dont je parle.
Soixante-dix ans ! A cet âge-là il n'y a plus que les petites choses qui comptent.
La jeunesse nous fait dire et penser bien des choses illusoires.
La jeunesse qui se borne au logis a toujours l'esprit borné.
A vingt ans, on ne sait pas écouter entre les mots.
Si on pouvait voir les femmes vingt ans après, on ne les épouserait pas vingt ans avant.
On commence à fumer pour montrer qu'on est un homme. Vingt ou trente ans plus tard, c'est pour la même raison qu'on essaie de s'arrêter.
Toute route qui mène quelque part est mensongère.
La jeunesse se passe à faire croire qu'on est un homme. L'âge adulte à faire croire qu'on est heureux quand on ne l'est pas. La vieillesse à faire croire qu'on n'est pas gâteux quand on l'est.
La Justice, c'est six mille ans d'erreurs judiciaires.
Mes cieux ! Je parle en prose depuis quarante ans sans le savoir.
Pendant ma promenade ce matin j'ai pensé de nouveau que, jusqu'à la mort de ma mère, je n'ai pas vécu ma vie mais celle qu'elle aurait voulu avoir.
La mort est acceptée aussi longtemps que la date et les circonstances de sa venue demeurent incertaines.
Je travaille comme si j'allais vivre 100 ans et je savoure la vie comme si chaque jour était le dernier.
L'avenir à chaque instant presse le présent d'être un souvenir.