La modeste et douce bienveillance est une vertu qui donne plus d'amis que la richesse et plus de crédit que le pouvoir.
Mais le vice n'a point pour mère la science, Et la vertu n'est pas fille de l'ignorance.
Les liaisons sont des serments tacites que la morale peut désapprouver, mais que l'usage excuse et que la fidélité justifie.
La vertu a cela d'heureux qu'elle se suffit à elle-même.
La gloire suit ordinairement ceux qui la fuient.
La politesse est la grâce de l'esprit.
L'incertitude est la forme intellectuelle de la fourberie ; la fourberie est la forme morale de l'incertitude.
Une amitié entre deux êtres qui ont le plus gros de leur vie derrière eux. Il arrive que ça soit plus intéressant que l'amour.
Quel cynisme de vendre son âme, et de sacrifier autrui pour obtenir une fausse gloire ou quelque sale argent.
Voyager, c'est être une sorte d'enfant professionnel. L'étonnement est une vertu première, y compris vis-à-vis de sa propre langue.
La morale n'entend que le langage des faits.
Le pardon est une vertu des braves.
Les enfants des enfants sont la couronne des vieillards, et les pères sont la gloire des enfants.
Charité : hypocrisie qui donne dix sous d'attention pour recevoir vingt francs de gratitude.
Le doute modeste est appelé le phare des sages.
Si les hommes savaient ce qui les guette, jusqu'au plus humble d'entre eux... ils défailleraient, ils se couvriraient la tête et mordraient leur manteau pour s'empêcher de crier. C'est leur bénédiction et leur malédiction de ne pas savoir.
La grande amitié n'est jamais tranquille.
Nous devons apprendre à nous aimer d'abord, dans toute notre gloire et nos imperfections. Si nous ne pouvons pas nous aimer nous-mêmes, nous ne pouvons pas pleinement nous ouvrir à notre capacité d'aimer les autres ou à notre potentiel de création.
La vertu même n'échappe pas aux coups de la calomnie.
La charité n'est une vertu que dans la mesure où elle est sacrifice.
Nous dorons nos médecines avec des sucreries ; pourquoi ne pas revêtir aussi la vérité et la morale d'habits de paysan ?
La vie morale de l'homme est un des sujets que traite l'artiste, mais la moralité de l'art consiste dans le parfait usage d'un instrument imparfait.
Le malheur a habituellement deux effets : souvent il éteint toute affection envers les malheureux, et non moins souvent, il éteint chez les malheureux toute affection envers les autres.
Qui a de la vertu protège et maintient la vertu de même que le diamant polit le diamant, et celui-là protège la vertu qui la loue et qui cache les défauts.
Ce que peut la vertu d'un homme ne se doit pas mesurer par ses efforts, mais par son ordinaire.
La politesse exige que deux personnes qui se croisent lèvent ensemble leurs parapluies et s'accrochent.
Ne nous racontons pas d'histoires, le journaliste n'est pas un saint, il se salit les mains. Laissons la morale à d'autres.
La religion et la morale sont les piliers essentiels de la société civile.
La religion sans la conscience morale n'est qu'un culte superstitieux.
La religion n'est pas affaire de croyance mais un instrument d'unification, un ciment spirituel impliquant une morale du bien et du mal.
Tromper une amitié c'est aussi pire que de tromper une liaison.