En permettant l'homme, la nature a commis beaucoup plus qu'une erreur de calcul : un attentat contre elle-même.
D'où vient que la même heure paraît à la fois si longue et si courte à deux êtres à qui la nature l'a délivrée comme une quantité absolue ?
L'ethnologie mène partout à condition d'en revenir.
N'avez-vous pas remarqué? Ces abrutis avec des masques sont entrés et ont enlevé les lits des personnes décédées. Faites une erreur et votre lit est le suivant.
Le contraire d'une vérité banale, c'est une erreur stupide. Le contraire d'une vérité profonde, c'est une autre vérité profonde.
Qu'est-ce que la démocratie sinon une invention mathématique ? C'est la politique par le calcul de la majorité.
La barrière la plus immuable de la nature se situe entre les pensées d'un homme et celle d'un autre.
Nos faibles efforts pour améliorer la condition humaine ne seraient que distraitement continués par nos successeurs ; la graine d'erreur et de ruine contenue dans le bien même croîtrait monstrueusement au contraire au cours des siècles.
Le travail est indispensable au bonheur de l'homme ; il l'élève, il le console ; et peu importe la nature du travail, pourvu qu'il profite à quelqu'un : faire ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit.
La nature est étrange : elle peut aussi bien générer beauté que laideur.
Un ordre ? Tu me donnes un ordre à moi ? La seule chose dans ce monde qui me donnes des ordres c'est le manche, tu as le manche ? Le manche c'est les couilles !
Lacanau a des fantômes dans ses vagues. Immense plage, violente, somptueuse, la mer en mise en plis géante. Comme les côtes de Mauritanie. Le fracas ordonné des vagues, l'une après l'autre, lourdes et puissantes. Une musique de la nature qui t'emmène et te ramène. La lune éclaire le mystère. La nuit des temps.
Le poète a inventé la nymphe mais la nature avait déjà créé l'océan, le nuage et la femme.
La nature est remplie d'une infinité de raisons dont l'expérience n'a jamais vu la trace.
Notre patrie ne nous est chère qu'à la condition de ne pas devoir lui sacrifier la vérité.
La tendresse du coeur, c'est ce que la nature reconnaît donner aux hommes en leur accordant les larmes ; c'est là la meilleure part de nos sentiments.
Une personnalité n'est qu'une erreur persistante.
Ce n'est pas un mince bonheur qu'une condition médiocre : le superflu grisonne plus vite, le simple nécessaire vit plus longtemps.
La nature n'a accordé aux hommes que la constance, tandis qu'elle donnait aux femmes l'obstination.
Ce serait drôle, tout de même, que la nature s'abstînt d'être gaie pour ne pas contraster avec notre tristesse !
C'est dans la nature humaine ; quand on nous dit de ne pas toucher à quelque chose en général on y touche quand même... Même si on sait qu'on ne devrait pas. Peut-être parce que, au fond, on aime se compliquer la vie.
Comme si ce n'était pas assez difficile d'être un homme ! Il faut être une femme en plus. Cette condition humaine aggravée.
La vie éternelle ne commence-t-elle pas lorsque la dépouille se dissout,se laisse avaler par la terre, digérer par elle, et retourne ainsi dans le grand cycle de la nature ?
La coutume est une seconde nature qui détruit la première.
Accepter les risques inévitables de la vie, c'est ce qui fait la noblesse de la condition humaine.
Pour moi, le médecin qui ne peut pas s'appuyer sur un pharmacien de premier ordre est un général qui va à la bataille sans artillerie.
L'aptitude à rester seul est la condition de l'aptitude à aimer.
C'est la nature qui guérit les malades.
La nature nous a fait frivoles pour nous consoler de nos misères.
Ceux qui recherchent les lois de la Nature comme support pour leurs nouvelles oeuvres collaborent avec le créateur.
Un combattant de la liberté apprend de façon brutale que c'est l'oppresseur qui définit la nature de la lutte, et il ne reste souvent à l'opprimé d'autre recours que d'utiliser les méthodes qui reflètent celles de l'oppresseur.