Un voyage est une opération qui fait correspondre des villes à des heures.
Il en est de la culture à la télévision comme des habitants des villes : rejetée à la périphérie.
La voix d'une femme aimée qui vous parle à des heures de silence et de mystère, sous le ciel étincelant et sur la mer grandiose, a sur l'âme une puissance bien pénétrante et bien souveraine.
Pourquoi voyager ? Je regarde la télévision et je vois que toutes les villes ressemblent à toutes les villes. Les grands immeubles en béton, ici, à cent mètres de chez moi, je les retrouve partout, au Brésil, en Argentine, au Pérou, aux Indes, partout c'est la même chose.
Je croyais être capable de tenir huit mois en prison, j'ai tenu deux heures et demie.
Les heures sont faites pour l'homme, et non l'homme pour les heures.
Les villes sont la nature façonnée par l'homme, à son image et à sa ressemblance.
Un temps qui procure du plaisir n'est jamais perdu, il n'y a que les heures de l'ennui qui soient pénibles.
Une conférence, c'est une réunion au cours de laquelle une quinzaine de personnes parlent, des heures durant, des choses qu'elles devraient être en train de faire.
Les heures préfèrent le silence pour fuir.
Le problème, c'est que, à force de faire des villes différentes tous les jours, je finis par oublier leurs noms
- Tu vois la route là ? - Oui ? - Tu marches tout droit pendant 2 heures sans te retourner ! - Ah ! Et ça va me faire quoi ? - Des vacances pour tout le monde !
Une capitulation est essentiellement une opération par laquelle on se met à expliquer au lieu d'agir.
Les heures sont lentes pour qui souffre, rapides pour qui est heureux.
Les villes portent les stigmates des passages du temps, occasionnellement les promesses d'époques futures.
La musique, c'est comme l'amour. Il y a des heures et des endroits pour ça.
Y'en a qui bosseront 8 heures par jour et d'autres qui auront qu'à se baisser pour les ramasser puisque les mecs qui bossent sont assez cons pour se laisser faire.
Il me fallut quitter cette joie tranquille [de la campagne] et revenir, poussé par cette superstition des villes qui fait que tant d'hommes aiment encore mieux y être broyés que de ne pas faire partie de ce « mouvement » dont ils sont d'ailleurs les douloureux et inconscients rouages.
Partir pour déchiffrer l'espace et les traces sur la draille, retrouver l'accent et les goûts rudes, les heures sans concession et certains soirs de défaite...
L'ensemble de mes premiers essais me conduisit à reconnaître que cette opération sociale exigeait d'abord un travail intellectuel, sans lequel on ne pourrait solidement établir la doctrine destinée à terminer la révolution occidentale.
Réduction du temps de travail : pour les trente-cinq heures d'ici l'an 2000, rassurons tout le monde, c'est trente-cinq heures par semaine ; ce n'est pas seulement trente-cinq heures d'ici l'an 2000 !
Paulo était un écrivain qui disait que dès que les mots étaient écrits, ils ne valaient plus rien sur terre. Ils devenaient célestes, une danse païenne qui dirait tout, qui dirait rien. Les mots saignent en silence à certaines heures de la nuit. Un silence hurlant.
À cinq heures du matin dans une rue neuve et vide j'entends le bruit d'une voiture qui s'éloigne.Un avertisseur d'incendie a sa glace brisée et les débris de verre resplendissent dans le ruisseau.Sur le pavé il y a une flaque [...] ► Lire la suite
Un patrimoine bien à nous : les heures où nous n'avons rien fait... Ce sont elles qui nous forment, qui nous individualisent, qui nous rendent dissemblables.
J'ai été au Chili. Le problème, c'est que tout est fermé à partir de six heures du soir. J'ai vu un flic dire à un gars « qu'est-ce t'en penses ? » ; l'autre lui a répondu « ben, comme vous ». Le flic lui a dit « ben, je t'arrête ».
Beaucoup d'amis sont comme le cadran solaire ; ils ne marquent que les heures où le soleil vous luit.
Nous ne comptons les heures que quand elles sont perdues.
Je sais à quoi je ressemble au réveil après seulement trois heures de sommeil. Je me dis parfois que j'ai besoin de me cacher sous un chapeau pour sortir. Et ces jours-là, ça fait vraiment du bien d'entendre que je suis sexy malgré tout.
Aussi ne puis-je m'empêcher de craindre chaque fois que j'ouvre la bouche, d'être engagé dans une opération infinie.
La compétence n'est développée que par des heures et des heures de travail.
Dans la nuit noire de l'âme, il est toujours trois heures du matin.