Nous ne comptons les heures que quand elles sont perdues.
Les fées nous échappent. Elles sont radieuses et on ne peut les saisir, et, ce qu'on ne peut pas avoir, on l'aime éternellement.
Le peuple fait bien les langues. Il les fait imagées et claires, vives et frappantes. Si les savants les faisaient, elles seraient sourdes et lourdes.
Les rimes ? Elles sont dans les vers, non à leur terme.
Les femmes ne mentent pas, elles évitent de déplaire.
Quelle catastrophe quand une femme se met à réfléchir aux problèmes de l'existence! Comme elles peuvent alors nous porter sur les nerfs!
Plus tard, j'eus à mesurer les distances du savoir. Mieux valait habiter Paris ou une grande ville pour accéder aux bibliothèques, aux universités, aux centres documentés. Un renseignement, une citation pouvaient coûter des journées de voyages et des heures de recherche. Clic, aujourd'hui, un centième de seconde pour le même résultat.
On l'a enterré dans la chapelle. Je suis allé chez eux et j'ai dit à sa mère, sa mère qui nous préparait à manger, à son fils et moi, je lui ai dit... Et elle m'a regardé. Ensuite, elle à [...] â–º Lire la suite
On a beau reconnaître que nos joies sont fabriquées de chimères, elles ont quand même cet avantage de nous réconforter comme des rayons de soleil. Et pourvu que l'on se sente rayonnant, on ne regarde plus de quel côté vient la lumière.
Je comprends alors pourquoi les doctrines qui m'expliquent tout m'affaiblissent en même temps. Elles me déchargent du poids de ma propre vie et il faut bien pourtant que je le porte seul.
Les idées sont comme les hommes : elles dépendent de l'état et de la place qu'on leur donne.
Quand la vie s'obstine dans ces heures assassinesJe suis riche de ça, mais ça ne s'achète pas
Les amours non assouvies ne meurent pas ; elles attendent dans l'ombre l'étincelle qui les fera flamber à nouveau.
La grande ruse, c'est que les choses soient comme elles sont.
Si les poules pondaient des haches, elles se fendraient le cul.
Les sociétés productrices de l'imagerie audiovisuelle - qu'elles soient privées ou publiques - se disputent le marché de la publicité, dont elles vivent ; elles parviennent insidieusement à nous aliéner.
Un patrimoine bien à nous : les heures où nous n'avons rien fait... Ce sont elles qui nous forment, qui nous individualisent, qui nous rendent dissemblables.
Les âmes sont ainsi. Elles se vendraient pour posséder un corps mais n'ont rien de plus urgent à faire que de quitter à la moindre défaillance celui qui leur a donné asile et nourriture.
Qui bâille avant six heures se couche après minuit.
Quand les passions sont excitées par les objets présents, la déclamation et les plus sublimes vérités sont pour elles un frein qui ne les retient point ou qu'elles brisent bientôt.
J'ai pas d'heures perdues parce que j'ai toujours des choses à faire.
La science, mon garçon, est faite d'erreurs, mais d'erreurs qu'il est bon de commettre, car elles mènent peu à peu à la vérité.
- Ça me rappelle le Vietnam... - Le... le Vietnam ? - Ouais, le Vietnam ! - J'étais trop jeune pour y aller mais... j'ai vu des images. - Elles sont loin du compte les images, loin d'la peur, d'la puanteur, des [...] â–º Lire la suite
Des catastrophes "arrivent". Puis, elles "sont arrivées". Et on passe à autre chose.
Les filles, c'est comme les limaces. Elles doivent bien servir à quelque chose, mais à quoi ?
Dès qu'il y a une femme qui parle c'est contagieux, toutes elles parlent pareil.
Nous admettons qu'il peut y avoir non seulement un droit, mais un devoir de ce qu'on appelle les races supérieures, revendiquant quelquefois pour elles un privilège quelque peu indu, d'attirer à elles les races qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de civilisation.
Il existe un lien secret entre les femmes : elles se soutiennent comme les prêtres d'une même religion, elles se haïssent mais elles se protègent.
Aujourd'hui, physiquement, tenir deux heures sur scène, je ne pense pas que je puisse encore le faire... J'avais peur pour ma voix, parce que même ma voix avait changé.
Les fleurs, c'est toujours un cadeau du destin. Il faut les prendre simplement, sans même se demander pourquoi elles nous arrivent.
Si je disposais de neuf heures pour abattre un arbre, j'en emploierais six pour affûter ma hache.