Je ne crois pas que la littérature ait quoi que ce soit à craindre de la technologie. Au contraire. Plus la technologie progressera, plus les gens s'intéresseront aux possibilités du seul esprit humain.
Une pièce de théâtre doit être le lieu où le monde visible et le monde invisible se touchent et se heurtent.
Le théâtre peut beaucoup là où du moins il y a suffisamment de vie.
L'intellectuel dont la richesse est toute intérieure n'a rien à craindre du percepteur qui voudrait le taxer sur ses signes extérieurs de richesse.
Mes parents n'ont jamais parlé de la mode, mais nous parlions de la littérature, du théâtre et des arts... c'est pourquoi j'ai gardé une relation réelle avec le monde de l'art, en mettant des livres dès le début dans les vitrines de mes magasins.
Au fond, si le théâtre est le miroir de la société, il n'est rien du tout : un miroir, c'est purement passif.
Le théâtre est le seul lieu où il y a une rencontre entre l'écriture et l'oral - ce que n'offrent ni le cinéma, ni la télévision.
La démocratie est toujours en chantier, et le théâtre est là pour rappeler sans cesse au citoyen qu'il a du pain sur la planche.
La littérature n'est qu'une forme édulcorée de la confession.
Le théâtre et la vie peuvent parfois ne faire qu'un.
La littérature fait directement appel à l'imagination : lire, c'est une façon de faire fonctionner son imaginaire particulier.
Tout grand écrivain frappe la prose à son effigie.
La technologie seule ne suffit pas.
Je sais que la littérature ne nourrit pas son homme. Par bonheur, je n'ai pas très faim.
Le milieu de la chanson est un milieu très dur, on est seul sur la scène, on doit se défendre seul, contrairement au théâtre et au cinéma où on a des partenaires ...
Si tout est incertain, pourquoi craindre quelque chose ?
C'est la prose qui donne l'empire à une langue, parce qu'elle est tout usuelle : la poésie n'est qu'un objet de luxe.
La vraie littérature a son propre calendrier, sa propre liberté qui n'a rien à voir avec la liberté extérieure.
C'est la plus grande de toutes les faiblesses que de craindre trop de paraître faible.
La tâche du théâtre consiste en une expérience de gestes qui témoignent du passé et en font le signe de l'avenir.
Le théâtre peut se lire. Mais cette lecture n'est pas ce qui le constitue.
La Littérature ne commence que devant l'innommable, face à la perception d'un ailleurs étranger au langage même qui le cherche.
Faire du théâtre est la chose la plus superficielle, la plus inutile du monde, et du coup on a envie de la faire à la perfection.
L'impression ne mourra jamais. Il n'y a pas de substitut à la sensation d'un livre réel. J'adore tourner physiquement les pages et être capable de souligner des passages et de ne pas craindre de les laisser tomber dans le bain ou de manquer de puissance.
Le théâtre : c'est un domaine où les êtres et les choses touchent enfin à la liberté.
Rien n'est autant à craindre que la crainte elle-même.
La littérature ne console guère. Elle donne juste la douce illusion de l'amitié ressuscitée.
Homme de bas calculs, l'informaticien ne comprendra jamais qu'il faut plus de bon sens pour se passer d'un ordinateur que pour l'utiliser.
Il faut étaler au théâtre la passion de l'amour dans toute sa force, ou ne pas la traiter.
La technologie et la science moderne n'ont pas réussi à modérer la conduite des habitants de la planète.
La technologie est mère de la grande entreprise, grand-mère de l'intervention étatiste.