Ceux qui se sentent méprisés font bien de prendre un air méprisant.
- Alors, t'es amoureuse ? T'es pas obligée de répondre, c'est juste une question. - J'ai personne dans mon lit si c'est ce que tu veux savoir... Enfin, personne que je n'puisse changer avec les draps. Il est footballeur, il s'appelle [...] â–º Lire la suite
Mon rêve, peut-être à cause de ma famille bien sûr, était d'être peintre. J'ai choisi en un instant la direction du textile ; du textile je suis passé à la mode.
Je veux bien vieillir en vous aimant, mais non mourir sans vous le dire.
On dévore les livres, ou bien les livres vous dévorent. C'est une drogue effrayante et douce, un séduisant voyage.
La vieillesse n'est qu'une certaine idée que les autres se font de vous.
Les bons romans portent sur le combat entre le bien et le mal, et la traversée des apparences vers la réalité.
Toutes les rencontres se font par hasard.
L'art consiste à essayer de trouver le bien chez les gens et à faire du monde un endroit plus compatissant.
Les propagandes politiques et publicitaires qui s'emparent brutalement des esprits sont bien plus fortes que les patients efforts de la pensée réfléchie.
Pour obtenir quelque chose d'un gouvernement, il suffit de le mettre dos au mur, de le prendre à la gorge, et on a tout ce que l'on veut.
Il n'y a rien d'autre à apprendre que soi dans la vie. Il n'y a rien d'autre à connaître. On n'apprend pas tout seul, bien sûr. Il faut passer par quelqu'un pour atteindre au plus secret de soi. Par un amour, par une parole ou un visage.
Petite gaieté et grand accueil font un joyeux festin.
Je repousse de toutes mes forces l'idée d'un « melting pot » mondial, aussi bien pour les hommes que pour les chiens ou les chevaux.
La vie est une question d'équilibre. Le bien et le mal. Les hauts et les bas. La pina et la colada.
Celui qui a un bon voisin, disent les Grecs, possède un bien précieux. Ceci est également vrai de la femme du voisin.
Quand une amitié s'achève, faut-il penser que les gens peuvent changer, ou bien qu'on s'était trompés depuis le début sur leur nature profonde ? C'est une question cruelle, car la réponse pourrait réduire une belle relation à l'illusion d'un faux-semblant...
- J'ai besoin de toi, j'peux pas te dire pourquoi, tu ne pourras jamais me poser de questions, et on va faire mal a des mecs... - [D'un air tout à fait naturel] Quelle caisse tu veux prendre ?!
J'avais l'habitude de prendre les personnes pour des otages dans mes relations et de ne pas laisser les gens être indépendants. Cela finissait toujours par un désastre, parce que vous enlevez l'identité des gens et ils finissent par être pleins de ressentiment.
Il est bon de dire du bien de soi-même : ça se répète et on finit par ne plus savoir d'où ça vient.
Eviter les sujets sérieux en début de repas. Ils figent et font parfois flotter au-dessus de la nappe des nuages de malaise qu'il est ensuite très difficile de faire lever.
Quand un homme dit de trop belles paroles à sa femme, elle doit prendre garde, car souvent il lui parle ainsi pour apaiser sa mauvaise conscience et la loue par contrition.
Les proportions de l'oeuvre font oublier les dimensions de l'objet.
Je suis un acteur - ce n'est pas une chirurgie du cerveau. Si je fais bien mon travail, les gens ne demanderont pas de remboursement.
Par la parole, je n'irai jamais bien loin, parce que je manque de confiance, de mémoire et de présence d'esprit ; mais ma plume a assez de dialectique pour faire honte à certains de nos hommes d'État.
Les entreprises sérieuses font des contrats, des fiches de paie et te propulsent à ton bonheur, ton équilibre et tes projets.
Trop de louange amène un chat à se prendre pour un lion.
Pour comprendre à quel point je t'aime, il faudrait que tu te transportes 20 ans dans le futur et que tu me vois te prendre dans mes bras... exactement comme aujourd'hui.
Quoi qu'il arrive, tu as toutes les raisons, le matin, d'être joyeux ; tu te réveilles, tu vis en démocratie, tu vas vivre une journée sur cette terre, des gens t'aiment et, même si tu as des soucis, eh bien ce soir tu seras toujours vivant, normalement !
Il est vrai aussi qu'on doit s'habituer, comme les médecins avec la souffrance, les magistrats avec le crime... l'accoutumance, tout s'aplanit, même les agréments on les trouve trop naturels, on ne se méfie plus des retours de trique... les peuples aussi bien que les individus !
Je suis toujours surpris par les coïncidences qui nous font un clin d'oeil du fond de leur mémoire en posant des bonheurs sur les journées d'absence et nous laissent à penser que rien n'est un hasard.