Il y a des silences aussi murmurants que du bruit.
Un homme ferme et même inébranlable dans son jugement sur nous nous donne force et consistance.
Hélas, rien n'est jamais acquis à l'homme : ni son coeur ni sa couche.
L'ennemi ne se changera pas en ami, ni le son en farine.
L'Homme peut-il se sentir maître sans avoir accomplit son acte fastidieux ?
Regarde où l'ennemi t'attaque : c'est souvent son propre point faible.
La toile d'araignée qu'était son âme pouvait à nouveau servir de piège pour ces étranges mouches que sont les idées.
Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau, et non pas pour se battre contre l'ancien.
Misères, complexes, nostalgie ; on sait des temps où le masculin ne s'encombrait pas de tant d'inquiétudes, exprimait moins de doutes sur son identité même.
Il existe une manière de dire en bien énormément de mal de son prochain.
Il est important de prendre du recul par rapport aux lubies des autres, car on a déjà assez de mal comme ça à garder son propre cap.
Le grand destin de l'homme est de refuser son destin.
Il faut croire que l'homme a voulu vivre en société, puisque la société existe, mais aussi, depuis qu'elle existe, l'homme emploie une bonne part de son énergie et de son astuce à lutter contre elle.
Dans cent ans qu'aimeriez-vous que l'on dise de vous ? - J'aimerais que l'on dise : "il se porte bien pour son âge !".
A qui venge son père, il n'est rien d'impossible.
Seules les rides confèrent à la femme son caractère et sa personnalité.
Manger, s'habiller et se marier, chacun à son plaisir.
Les pauvres ont un penchant à donner à de plus pauvres qu'eux... Quand on vit au jour le jour, ce n'est pas changer son état que de se démunir... Donner quand on possède, voilà qui est difficile.
Le sang oublie souvent son devoir, mais jamais son droit.
Aucune guerre n'est jamais remportée. Elles ne sont même jamais combattues. Le champ de bataille ne fait que révéler à l'homme sa folie et son désespoir.
Le monde n'est pas l'endroit le plus agréable. Finalement, vos parents vous quittent et personne ne fera tout son possible pour vous protéger inconditionnellement.
Je sais que le créateur s'en ira, mais son travail survit. C'est pourquoi, pour échapper à la mort, j'essaie de lier mon âme à mon travail.
La vraie charité, celle qui jaillit du coeur, ne se demande jamais dans quelles mains va tomber son aumône.
L'humanité souffre exactement autant aujourd'hui qu'elle a toujours souffert, elle l'a raffiné et s'illusionne sur son état... c'est la seule différence...
Etre conscient de son ignorance, c'est tendre vers la connaissance.
Si, en art, on devait suivre son époque, alors Rembrant serait bien en retard par rapport à Van Gogh.
Quel que puisse être l'avenir de Dieu, nous ne pouvons pas oublier son passé.
Il suffit d'inspirer le regret d'un tort, sans toujours exiger son aveu.
Sans la paresse qui dissuade de pousser la méchanceté trop loin et la concurrence à son paroxysme, notre société ne serait pas vivable.
Chaque époque laisse plus de traces de ses souffrances que de son bonheur : ce sont les infortunes qui font l'histoire.
Une ville, c'est la synthèse des activités de l'homme, une preuve de son génie. On peut dire que c'est un acte de foi. La providence a fourni les matériaux ; ses créatures les ont utilisés.