L'humain c'est la possibilité de redouter l'injustice plus que la mort.
Contrairement à toute autre créature sur cette planète, les humains peuvent apprendre et comprendre, sans avoir expérimenté.
Il n'y a pas d'autre mort que l'absence d'amour.
L'homme puissant ne sent bien son injustice que lorsque le faible est parvenu à se venger de lui.
La mort est belle. Elle seule donne à l'amour son vrai climat.
Le passé est mort L'avenir est incertain; Le présent est tout ce que vous avez, Alors mangez, buvez et vivez joyeusement.
Il est aisé à qui n'a pas le pied en pleine misère de conseiller, de tancer le malheureux.
La mort de l'autre, c'est ça : ce mur, ce sens interdit contre lequel on se cogne tous les jours.
La misère ne tue pas, mais ses insultes ne s'effacent point.
Etrange à quel point la mort d'un autre vous ramène inévitablement à votre propre vie. Tout est si éphémère.
Une vie sans amour humain peut se concevoir - par exemple chez les religieux et les prêtres... traditionnels. Une vie sans amitié serait horriblement désertique.
La mort nous apprend à vivre et tout film, tout roman, tout oeuvre d'art participe de la mort.
Ma nature est ainsi : j'aime mieux commettre une injustice que tolérer le désordre.
L'esprit humain est un mystère ; il est force et faiblesse en même temps.
Choisir la vie, choisir un boulot, choisir une carrière, choisir une famille, choisir une putain de télé à la con, choisir des machines à laver, des bagnoles, des platines laser, des ouvres boites électroniques. Choisir la santé, un faible taux [...] ► Lire la suite
La mort vient pour nous tous à la fin.
Commettre deux fois la même erreur : c'est l'une des faiblesses que l'être humain a le plus de mal à éviter.
La vie entrave l'âme. La mort dégage. C'est peut-être le seul temps d'amour.
Le mort et l'absent ne sont plus des personnes.
Je ne suis ni un homme, ni un poète, ni une feuille, mais un pouls blessé qui pressent l'au-delà.
L'oiseau construirait-il son nid s'il n'avait son instinct de confiance au monde ?
Au bout d'un ou deux siècles d'exploitation se produit une véritable émaciation du panaroma culturel national. La culture nationale devient un stock d'habitudes motrices, de traditions vestimentaires, d'institutions morcelées. On y décèle peu de mobilité. Il n'y a pas de [...] ► Lire la suite
La vie inspire plus d'effroi que la mort : c'est elle qui est le grand inconnu.
On fait l'éloge d'un homme en disant qu'il est humain et d'une femme en disant qu'elle est inhumaine.
Cueille dès maintenant les fleurs de la vie car la mort est si pressée que le frêle bouton qui s'ouvre aujourd'hui aura bientôt trépassé.
La mort d'un académicien est un événement grave à coup sûr, ce n'est pas un événement triste.
Les économistes sont des chirurgiens qui ont un excellent scalpel et bistouri ébréché opérant à merveille sur le mort et martyrisant le vif.
Nous vaincrons ou nous mourrons ici, De la douce mort des hommes libres.
Pour rester soi-même dans un monde qui s'évertue jour et nuit à a vous rendre comme n'importe qui, il faut gagner la plus rude bataille qu'un humain puisse livrer ; et cette bataille n'a pas de fin...
Pour témoigner que son deuil persiste, elle ne veut se remarier qu'avec quelqu'un qui n'ait pas l'air trop vivant.
Les enfances se ressemblent toutes, dans leur grandeur comme dans leur misère originelles. On ne connaît guère mieux son enfance que les enfances inconnues et secrètes des autres enfants.