Vivre dignes de nos ancêtres ou périr avec gloire, telle fut la maxime des Antiochides, qui n'avaient pu oublier qu'Antiochos était fils d'Hercule.
La mort est une façon pour la nature de dire «Votre table est prête!»
A la mort d'un ancien, on est comme sur une écluse : on change de niveau.
Exister sans témoins appréciables, c'est vivre à vide.
Sans le mystère et l'inconnu, l'âme humaine ne pourrait pas vivre heureuse.
A la première défaillance de gratitude, le bienfaiteur sent tout ses bienfaits lui remonter à la gorge.
Je hais comme la mort l'état de plagiaire ; Mon verre n'est pas grand, mais je bois dans mon verre.
Qui songe à oublier se souvient.
Toute mort est la première.
Je commence, quand meurt un homme célèbre, à calculer ce qu'il me reste à vivre pour vivre autant que lui.
La mort est une chose normale, pourquoi en faire une affaire ? On n'est pas si important que ça.
Souviens-toi qu'un poisson mort peut flotter en suivant le courant, mais seul un poisson vivant peut nager en le remontant.
C'est ceux que l'on aime qui nous donnent une raison de vivre et de mourir.
Quand on meurt, ce ne sont pas les objectifs qu'on n'a pas réalisés qui comptent, c'est d'avoir été heureux de tout ce qu'on a pu faire.
Nous rencontrons l'amour qui met nos coeurs en feu, Puis nous trouvons la mort qui met nos corps en cendres.
Notre société en est rendue au point où elle s'injecte la vie par intraveineuse pour que ça aille plus vite, mais, de l'autre côté, nous sommes condamnés à attendre partout où nous allons.
C'est vivre et cesser de vivre qui sont des solutions imaginaires. L'existence est ailleurs.
Singulier monde, que celui du rêve ! Les pensées, les paroles intérieures, en dedans, se pressent, fourmillent. Tout ce petit monde se hâte de vivre avant le réveil, qui est sa fin, sa mort à lui.
Enlacé dans tes bras quand tu me dis je t'aime, nul mortel sous les cieux n'est plus heureux que moi.
C'est la mort qui console, hélas ! et qui fait vivre.
La société de l'information, dans sa globalité et son approche planétaire des phénomènes, porte en effet les mêmes dangers que les autres activités humaines, dont toutefois elle peut décupler les effets.
Pour leurs parents, les enfants sont de belles fleurs d'hiver ; ils leur font oublier le chagrin, ils sont les guides, les béquilles, les soutiens de leur père ; par eux la vieillesse refleurit.
Le poste où l'on s'est soi-même placé, dans la pensée qu'il était le meilleur, ou qu'il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d'autre sinon du déshonneur.
La peine de mort remplit une autre fonction que la lutte contre le crime.
Vivre à même l'éternité, c'est vivre au jour le jour.
La femme n'est victime d'aucune mystérieuse fatalité : il ne faut pas conclure que ses ovaires la condamnent à vivre éternellement à genoux.
Nous ne pouvons pas à la fois vivre dans la crainte de perdre notre emploi et être capable d'assumer la responsabilité de notre tâche.
Les adversaires de la peine de mort guillotineraient volontiers les partisans de la peine de mort.
Personne n'était heureux autour de Claude François.
La liberté est dangereuse, aussi difficile à vivre que passionnant.
Mourir à une tâche irréalisable est préférable à vivre sans heurt comme un incliné.