L'énoncé du proverbe, "On ne donne pas du caviar à des cochons", décrit l'action d'offrir une nourriture de très grande valeur, le caviar, à des animaux traditionnellement associés à une alimentation simple et grossière, les cochons.
Le sens figuré est de déconseiller de gâcher un bien, une faveur, un présent ou un savoir de haute valeur auprès de personnes qui ne sont pas en mesure d'en apprécier la qualité, le mérite ou l'importance. Le caviar représente tout ce qui est précieux, raffiné, ou de grande importance, tandis que les cochons symbolisent l'ignorance, la grossièreté, ou le manque de discernement.
Ce proverbe est utilisé pour exprimer un regret ou une mise en garde lorsque l'on constate qu'un effort, un cadeau, un conseil avisé, ou une œuvre de qualité est mal reçu, ignoré ou pire, méprisé par le destinataire. Il s'applique par exemple :
La leçon principale est celle de la sagesse dans le don et de la valorisation du mérite. Il faut savoir à qui l'on s'adresse et à qui l'on offre ce qui est précieux. Il est vain et contre-productif d'accorder une haute valeur à ceux qui ne la reconnaissent pas, car cela dévalorise le bien donné et frustre le donateur.
La force de ce proverbe repose sur une image frappante et un contraste saisissant : le produit le plus luxueux (le caviar) face à un animal le plus trivial (le cochon). Cette antithèse rend le message mémorable et immédiat.
En résumé, le proverbe enseigne qu'il faut réserver les choses précieuses à ceux qui peuvent les comprendre et les apprécier à leur juste valeur, afin d'éviter le gâchis et le désappointement. C'est une invitation à la parcimonie et au discernement.
Ce proverbe est une variante moderne et québécoise de l'expression biblique plus ancienne "Ne jetez pas vos perles aux pourceaux" (Évangile selon saint Matthieu, chapitre 7, verset 6). Au fil du temps et des cultures, les "perles" ont été remplacées par d'autres biens de valeur non appréciés par le cochon, comme la "confiture" dans l'expression française courante ("Donner de la confiture aux cochons") et, au Québec, par le très coûteux "caviar".
L'utilisation du terme "caviar" au lieu de "perles" ou "confiture" ancre l'expression dans un contexte de valeur pécuniaire et de luxe contemporain. Son emploi au Québec souligne l'adoption et l'adaptation de ce type de sagesse populaire, la rendant plus directe et percutante pour un public moderne.
Les équivalents les plus proches, souvent utilisés ailleurs dans la francophonie, sont :
D'autres proverbes ou expressions traduisent la même idée de gâchis ou de non-reconnaissance :
Ce proverbe est intimement lié à l'idée que tout n'est pas bon pour tout le monde. Il rejoint des pensées qui prônent l'adaptation du message à l'auditoire ou de la récompense au mérite, comme :
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