Nous n'avons pas la télévision, c'est une chance inespérée : je suis contraint à la lecture, j'échappe par l'imagination à l'hébétude, à à la noyade dans la bouillie des images.
Le cinéma semble devoir toujours osciller entre deux tendances : la capture plus ou moins brute du réel (le document) et la construction d'un espace imaginaire (le rêve).
Aujourd'hui, le cinéma français est un peu comme ces nouvelles bagnoles. Elles sont trop rondes, elles manquent de caractère
Le cinéma n'est pas à l'abri du temps. Il est l'abri du temps.
- Tu l'aimes toujours, hein ? - Je ne peux pas imaginer qu'un jour ne l'aimerais plus.
Les images choisies par le souvenir sont aussi arbitraires, aussi étroites, aussi insaisissables, que celles que l'imagination avait formées et la réalité détruites.
Je ne peux pas vraiment imaginer la vie sans la Formule 1.
J'ai surtout été un voyageur immobile, ce qui a permis à mon imagination de se développer.
Le cinéma n'a jamais fait partie de l'industrie du spectacle, mais de l'industrie des cosmétiques, de l'industrie des masques, succursale elle-même de l'industrie du mensonge.
La chance ne sourit qu'aux esprits bien préparés.
Le secret de la réussite avec un enfant c'est de ne pas être ses parents.
Le sommet du crâne est apparemment l'unique endroit où l'on n'a aucune chance de pouvoir faire pousser des cheveux.
Le cinéma n'est pas fait pour gagner de l'argent, mais pour en perdre.
Pour réussir, votre désir de réussite doit être supérieur à votre peur de l'échec.
Le fantasme aide à passer n'importe quel temps de veille ou d'insomnie ; c'est un petit roman de poche que l'on peut ouvrir partout sans que personne y voie rien.
Incapable de s'accomplir dans la solitude, l'homme dans ses rapports avec ses semblables est sans cesse en danger : sa vie est une entreprise difficile dont la réussite n'est jamais assurée.
La réalité ne pardonne pas une seule erreur à la théorie.
Ce soir, ce n'est pas le Président des États-Unis qui vous parle. Ce n'est pas le chef d'État. Mais le simple citoyen du monde. Nous sommes confrontés au plus terrible défi qui se puisse imaginer. La bible annonce ce jour [...] â–º Lire la suite
La télévision présente au spectateur une image de remplacement. Certains Américains reçoivent jusqu'à trente ou quarante chaînes. La réalité leur parvient à travers l'écran, et cette réalité-là tend à devenir parfois plus réelle que leur propre vie.
La morale du cinéma en Grande-Bretagne est que vous serez foutu à cause du temps.
Jacques n'a voulu ni rituel ni oraison. Il sait par expérience quelle épreuve c'est pour l'ami qui s'en charge. Il me demande de vous remercier d'être venus, de vous bénir, il vous supplie de ne pas être tristes, de ne [...] â–º Lire la suite
Le cinéma, c'est fait pour gagner de l'argent. Le théâtre, c'est l'art du comédien; le cinéma celui du metteur en scène
Les blancs ont toutefois apporté quelque chose à ces peuples (colonisés), le pire qu'ils pussent leur apporter, les plaies du monde qui est le nôtre : le matérialisme, le fanatisme, l'alcoolisme et la syphilis. Pour le reste, ce que ces [...] â–º Lire la suite
Rien n'est plus mystérieux que nos raisons d'aimer : qu'est-ce qui motive notre choix ? Qu'est-ce qui dirige nos recherches ? Y a-t-il même des recherches et un choix ? Ou seulement le hasard de l'espièglerie des dieux...
Vous ne pouvez pas imaginer à quel point Dieu est timide ! Il ne parle pas, il chuchote. Il ne touche pas, il frôle. Il n'étreint pas, il effleure.
Les grands artistes ont du hasard dans leur talent et du talent dans leur hasard.
Brel, je l'ai découvert dans un cinéma renommé du quartier de Pigalle, le Gaumont Palace. Il était grand et beau. Oui, beau, contrairement à ce qu'il croyait, et à ce que les gens conventionnels disaient. Il avait une beauté unique, parce qu'il était "beau à l'intérieur".
Vous avez le choix de ne pas aller au cinéma si vous n'avez pas envie de me voir.
Les hommes ne parleraient pas tant du ciel, si ce port fantôme les attendait vraiment au terme de leur odyssée. Le ciel n'a de réalité que celle de notre mal qui l'appelle.
Si le monde était vraiment gouverné par le hasard, il n'y aurait pas autant d'injustices. Car le hasard est juste.
Le sens et la réalité n'étaient pas cachés quelque part derrière les choses, ils étaient en eux, en chacun d'eux.