Nous n'avons pas la télévision, c'est une chance inespérée : je suis contraint à la lecture, j'échappe par l'imagination à l'hébétude, à à la noyade dans la bouillie des images.
Il en va de la lecture comme de toute débauche : fuite en avant, enfoncement sans fin.
Chacun a sa mémoire ; la meilleure est souvent la pire.
La lecture est probablement venue prendre place dans ces-rites de transition- du jour et de la nuit, destinés à combattre l'angoisse du soir et du néant, peut-être du rendez-vous avec l'inconscient.
Le songe est peut-être à l'être humain ce que les cavernes sont à la terre : le refuge d'une mémoire qui s'invente au fur et à mesure.
Une lecture m'émeut plus qu'un malheur réel.
La télévision c'est le monde à temps plein, à ras bord de souffrance, impossible à voir dans ces conditions, impossible à entendre.
Il y a beaucoup de bons livres autour. Les gens ne lisent plus. C'est une triste situation. La lecture est la seule chose qui vous permet d'utiliser votre imagination. Quand vous regardez des films, c'est la vision de quelqu'un d'autre, n'est-ce pas ?
Tu n'es jamais revenue. Ta voix tremble dans ma mémoire comme la lune dans un seau d'eau.
Paulo disait que la mémoire était tout à la fois. L'amie et la pire ennemie. Qu'écrire n'était qu'une façon de se faire souffrir.
La mémoire est le désir satisfait.
Se suicider trop tôt, c'est manquer de mémoire et d'imagination.
La mémoire est un drôle de brouillard.
Ce qui est arrivé à Noël, c'est la naissance du fils de Dieu, quelque chose d'extraordinaire qui dépasse notre imagination et notre entendement, un événement pourtant qu'on a toujours attendu et qui était de fait nécessaire. Ce qui est arrivé, [...] ► Lire la suite
La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie.
Qui inventera jamais la lecture qu'on ne lit pas ! La lecture qui s'imprime directement dans le cerveau, et surgit au moment bien choisi, quand on discute à table.
Peu importe ce que les jeunes lisent : c'est le 'muscle' de la lecture qu'il faut faire travailler et personne n'a pas besoin de débuter avec Marcel Proust.
La piètre mémoire des nations immortalise les légendes.
L'imagination n'est qu'un jeu de la mémoire qui construit ce qu'elle connaît.
La lecture apporte à l'homme plénitude, le discours assurance et l'écriture exactitude.
L'histoire de la lecture est celle d'une exclusion, d'une renonciation.
La mémoire la plus profonde est une mémoire de toute notre destinée.
Ma mémoire est fantasque - et parfois il m'arrive de parler très fort à l'oreille d'un myope.
La mémoire est une reconstruction du passé par l'intelligence.
Celui qui a une mémoire remarquable des mots a rarement une heureuse compréhension des choses.
La mémoire est l'une des facultés les plus bizarres de notre intelligence. On ne peut vraiment pas s'y fier.
La maison est la première école de l'enfant, le parent est le premier enseignant de l'enfant et la lecture est le premier sujet de l'enfant.
L'esprit a ses erreurs, la volonté ses inclinations déréglées, la mémoire ses faiblesses.
Le livre est l'ami de la solitude. Il nourrit l'individualisme libérateur. Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.
L'amour a besoin de la mémoire pour s'approfondir et durer.
La télévision fabrique de l'oubli. Le cinéma fabrique des souvenirs.