La servitude avilit le despotisme.
Dictateur. Chef d'une nation qui préfère la pestilence du despotisme à la plaie de l'anarchie.
La guerre est horrible, mais la servitude est pire.
Comment se fait-il que, sous le despotisme le plus affreux, on puisse se résoudre à se reproduire? C'est que la nature a ses lois plus douces, mais plus impérieuses que celles des tyrans; c'est que l'enfant sourit à sa mère sous Domitien comme sous Titus.
Mais lorsque une longue suite d'abus et d'usurpations, tendant invariablement au même but, marque le dessein de les soumettre au despotisme absolu, il est de leur droit, et de leur devoir, de rejeter un tel gouvernement, et de pourvoir, par de nouvelles sauvegardes, à leur sécurité future.
Les seules libertés auxquelles nous soyons sensibles sont celles qui viennent jeter autrui dans une servitude équivalente.
Les premières lois et les premiers législateurs sont issus du besoin de parer aux désordres dus au despotisme naturel de chaque homme.
Il n'y a d'histoire digne d'attention que celle des peuples libres. L'histoire des peuples soumis au despotisme n'est qu'un recueil d'anecdotes.
Il est plus difficile de libérer une nation de la servitude que d'asservir une nation libre.
Seule l'histoire des peuples libres mérite notre attention ; l'histoire des hommes sous un despotisme n'est qu'un recueil d'anecdotes.
Commencer par une liberté illimitée, c'est finir par un despotisme illimité.
Le despotisme anonyme d'une oligarchie est quelquefois aussi effroyable et plus difficile à renverser que le pouvoir personnel aux mains d'un bandit.
Le gouvernement de la révolution est le despotisme de la liberté contre la tyrannie.
La monarchie dégénère ordinairement dans le despotisme d'un seul ; l'aristocratie dans le despotisme de plusieurs ; la démocratie dans le despotisme du peuple.
Le despotisme soumet une nation à un seul tyran, la démocratie à plusieurs.
Le despotisme fait illégalement de grandes choses, la liberté ne se donne même pas la peine d'en faire légalement de très petites.
Disons donc ainsi, qu'à l'homme toutes choses lui sont comme naturelles, à quoi il se nourrit et accoutume ; mais cela seulement lui est naïf, à quoi la nature simple et non altérée l'appelle : ainsi la première raison de la servitude volontaire, c'est la coutume.
C'est bien notre système économique actuel qui anesthésie les citoyens et les maintient dans la servitude en échange de quelques plaisirs débilitants et d'une tranquillité minimale : un toit, un bout de salaire, des allocations et des policiers pour les protéger.
L'émancipation complète des femmes des liens qui les retenaient dans le passé, aux temps du despotisme et de l'ignorance, est un objectif fondamental du Parti et de la Révolution.
La guerre vit du despotisme et n'est pas menée avec l'amour de Dieu.
Il n'y a pas d'histoire digne d'attention que celle des nations libres ; l'histoire des nations sous l'emprise du despotisme n'est qu'un recueil d'anecdotes.
Une servitude librement consentie, ce peut être une victoire sur soi.
La liberté enfante l'anarchie, l'anarchie conduit au despotisme et le despotisme ramène la liberté.
Le secret d'obtenir au moins une partie de la liberté d'un être, c'est de la lui laisser tout entière. La liberté veut être aliénée librement. La jalousie qui exige tout, n'obtient rien. La plus absurde des tyrannies est celle de [...] â–º Lire la suite
Quand je pense à ces gens qui flattent le tyran pour exploiter sa tyrannie et la servitude du peuple, je suis presque aussi souvent ébahi de leur méchanceté qu'apitoyé par leur sottise.
Il n'est pire servitude que l'espoir d'être heureux.
La première raison de la servitude volontaire, c'est l'habitude.
C'est l'idée du despotisme qui nous donne l'idée de la démocratie.
C'est le fanatisme de la liberté, seul, qui peut avoir raison du fanatisme de la servitude et de la superstition.
On est mal à l'aise quand on doit choisir entre le bonheur dans la servitude qui nous sécurise et le plaisir du cheminement personnel qui nous isole.