Chut ou j'te bouffe ta langue.
Fusillez-le ! Coupez-lui la langue ! Fusillez sa langue ! Et coupez cette vilaine barbe !
Il y a d'abord une certaine crise historique de la présence française culturelle dans le monde, qui s'exprime par la perte du français comme langue internationale, mais aussi par la disparition de la culture française en Europe.
Rien de ce qui est harmonisé par le lien de la Muse ne peut être changé de la sienne à une autre langue sans détruire sa douceur.
Dans la langue d'un acteur, savoir est synonyme de sentir.
L'invention de l'arc avait été l'ouvrage d'un homme de génie: la formation d'une langue fut celui de la société entière.
L'horizon de la langue et la verticalité du style dessinent donc pour l'écrivain une nature, car il ne choisit ni l'une ni l'autre.
Rien de mieux pour défendre une langue que d'écrire un bon récit.
C'est une chose précieuse qu'une langue dont la discrétion est sûre.
Le sourire est la langue universelle de la bonté.
On ne peut créer des personnages que lorsqu'on a beaucoup étudié les hommes, comme on ne peut parler une langue qu'à la condition de l'avoir sérieusement apprise.
C'est un peu génétique, tout de même... Avec Izia, on a vraiment la musique dans le sang, comme une langue intime et personnelle. Le père de Jacques aussi était pianiste. C'est un truc qu'on a, je ne sais pas d'où [...] â–º Lire la suite
Je rêve d'une langue dont les mots, comme les poings, fracasseraient les mâchoires.
Ce ne sont pas seulement les mots qui diffèrent d'une langue à l'autre, ce sont aussi les idées qu'ils traduisent, les façons de penser et de dire.
C'est un devoir d'aimer sa langue maternelle. La négliger est un signe de décadence morale.
Dans un poème ou une nouvelle, on peut décrire des objets parfaitement triviaux dans une langue on ne peut plus banale, mais d'une grande précision, et doter lesdits objets d'une force considérable, et même confondante.
On peut considérer la langue de l'homme, dans le mécanisme de la parole, comme la corde qui lance d'elle-même la flèche qu'on y a ajustée.
- Mes ancêtres ont envoyé un petit lézard pour me sauver ? - Dragon ! Dragon, y a pas d'lézard, nous ne parlons pas la même langue !
Bout de la langue - Sert à mettre les mots que l'on ne trouve pas.
Ecrire, c'est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots, autour des mots, parfois au coeur des mots.
A la source de la langue médiatique moderne, il y a une règle : tout de qui est simple peut se compliquer.
La langue est l'épée de la femme car sa faiblesse physique l'empêche de se battre avec ses poings et sa faiblesse intellectuelle la pousse à renoncer à donner des preuves : il ne lui reste donc que l'abondance des mots.
L'empressement d'un auditeur accélère la langue d'un narrateur.
Ceux qui écrivent le français sans savoir leur langue n'en ont que plus de mérite.
La langue laissée au panthéon des écritures et des politiques est une langue morte.
La mort et la vie sont au pouvoir de la langue et c'est à la parole que l'on reconnaît la sagesse.
Autant dire que nous ne savons plus notre langue et qu'à force d'apprendre celle des autres peuples, nous avons laissé la nôtre vieillir et se dessécher.
La langue est le ciment des actes ; non seulement elle les rend explicites, mais elle en conserve l'empreinte.
Les Evangiles parlent à chacun la langue de son temps.
J'ai appris un peu à tourner ma langue avant de répondre, ma queue dans ma braguette avant de tringler, mon âme dans ma tête avant d'adhérer, m'inscrire aux Partis... la sagesse qui vous arrive hélas avec les poils blancs !