Je parle cinq langues, dont la langue de vipère !
Je défendrai jusqu'à la mort la pureté de la langue française.
Il y a d'abord une certaine crise historique de la présence française culturelle dans le monde, qui s'exprime par la perte du français comme langue internationale, mais aussi par la disparition de la culture française en Europe.
Votre vie n'est pas à vous, elle n'est pas votre bien, et celui qui vit dans l'instant comment pourrait-il déchiffrer la langue épineuse du temps ? La vie, la mort, la maladie sont de grands fauves, d'intrépides joueuses qui lancent leurs dés sans hésiter.
La langue est pour moitié un miroir, pour moitié un grimoire, elle est ombre et clarté et il faut l'accepter dans sa dichotomie sous peine de n'y rien voir faute de contrastes.
L'étreinte de la mort est comme la morsure d'un amant, qui fait mal et qu'on désire.
Grenouille. Reptile muni de pattes comestibles.
Il faut allier la dureté du serpent à la douceur de la colombe, un esprit dur et un coeur tendre.
La langue est le gouvernail du corps.
Jamais je n'ai cessé, même aux jours de succès près de l'institutrice, de ressentir au fond de moi cette seconde rupture du lien ombilical, cet exil intérieur qui ne rapprochait plus l'écolier de sa mère que pour les arracher, chaque [...] ► Lire la suite