Avril, ne te découvre pas d'un fil.
C'est dans l'absence qu'on découvre l'intensité de l'amour ou ses ravages.
Je me rappelle des bonnes choses aussi. Le 3 décembre à 10h45 exactement, en passant ton bras a frôlé mon épaule, nous déjeunions dans un restaurant. Le 13 décembre, c'était juste après le diner, ta main est resté dans la [...] â–º Lire la suite
Si un homme de couleur découvre un mort, on dira qu'il l'a tué.
Serait-ce donc en vérité un miracle ? Les hommes idolâtrés comme des dieux perdent effectivement leurs traits humains au fil des jours.
Ça fait 25 ans. Ce serait très naïf et très prétentieux de croire qu'elle n'a que moi dans sa tête depuis 25 ans. Je veux bien admettre que peut-être il y a eu quelque chose de réel, pas réel ou une pensée, du moment que je ne suis au courant de rien, tout va bien.
Le courant rapide n'a pas emporté la lune.
Une rage de dent commence toujours un samedi soir.
Tu peux rester immobile dans le courant d'une rivière mais pas dans le monde des hommes.
Il y a un culte de l'ignorance aux États-Unis, et il y en a toujours eu. La tension de l'anti-intellectualisme a été un fil conducteur constant dans notre vie politique et culturelle, nourrie par la fausse idée que la démocratie signifie que « mon ignorance est aussi bonne que votre savoir ».
J'écris sur le fil de l'essentiel. En cherchant à dire quasiment tout avec presque rien.
C'est peu de chose, une vie qui se déroule au fil des pages d'un cahier noir.
J'ai longtemps cru qu'on peut vivre sans amour et je découvre que l'amour peut s'imposer comme s'impose l'aurore après la nuit.
Demain nous courrons plus vite, nos bras s'étendront plus loin... C'est ainsi que nous avançons, barques luttant contre un courant qui nous rejette sans cesse vers le passé.
Les seuls livres dignes d'être lus sont ceux qui rendent sensible, non pas dans des phrases explicites, non pas même par le fil de l'intrigue, mais dans leur texture même, leur tissu de mots, à la fois ce que la vie à d'impossible et ce qu'elle a d'admirable.
J'essaie d'équilibrer les films indépendants avec les films commerciaux, et j'ai fait un très bon travail au fil des ans.
Les beautés qu'on découvre le plus tôt sont aussi celles dont on se fatigue le plus vite.
Une des choses que j'ai apprise au fil des années est la différence entre prendre son travail au sérieux et se prendre au sérieux. La première condition est impérative et la seconde désastreuse.
Le destin est un fil autour du cou : tôt ou tard quelqu'un tire dessus : ça blesse ou ça casse.
Un arbitre est chargé de couper la poire en deux au moyen du fil à couper le beurre.
La prospérité découvre nos vices et l'adversité nos vertus.
La fibre la plus coriace doit s'amollir dans le feu de l'amour. Si elle ne fond pas, c'est que le feu n'est pas assez fort.
L'instant où l'on découvre son propre manque de talent est un éclair de génie.
Je suis vivant, bien portant et indifférent aux rumeurs sur ma mort. Mais si j'étais mort, je serais le dernier au courant !
En parcourant un livre de médecine, on s'imagine avoir toutes les maladies qu'il décrit, de même, en lisant l'ouvrage d'un moraliste, on découvre tous les travers qu'il signale... mais chez les autres !
L'habitude est d'abord comme un fil d'araignée : une fois prise, elle est plus solide qu'une corde.
La bonté des humains n'est qu'apparences. Derrière elles, on découvre le même vide que l'on sent en soi. Le froid d'une demeure vide. Où l'on ne peut vivre.
Quand on a vingt ans, on pense avoir résolu l'énigme du monde ; à trente ans, on commence à réfléchir sur elle et à quarante, on découvre qu'elle est insoluble.
On nomme amoureux celui qui, en courant sur la neige, ne laisse point de traces de ses pas.
Quand la vie ne tient qu'à un fil, c'est fou le prix du fil !
Ce môme là, c'est un courant d'air ; là où il passe, les gens s'enrhument !