La douleur physique existe pour nous rappeler que nous sommes mortels. Quand on souffre dans notre corps, on découvre combien sotte et vaine est la vanité.
Si vous n'êtes pas capables d'un peu de sorcellerie, ce n'est pas la peine de vous mêler de cuisine...
On sait aujourd'hui que, dans la première phase de la lutte nationale, le colonialisme essaie de désamorcer la revendication nationale en faisant de l'économisme. Dès les premières revendications le colonialisme feint la compréhension en reconnaissant avec une humilité ostentatoire que le territoire souffre d'un sous-développement grave qui nécessite un effort économique et social important.
Quiconque a sondé le fond des choses devine sans peine quelle sagesse il y a à rester superficiel. C'est l'instinct de conservation qui apprend à être hâtif, léger et faux.
Si un humain n'est pas capable de percevoir la douleur d'un autre, il serait justifié de lui retirer sa qualité d'homme.
La douleur est l'auxiliaire de la création.
Depuis dix ans, il y a un recul apparent de civilisation : Venise enchaînée, la Hongrie garrottée, la Pologne torturée ; partout la peine de mort.
La pâleur montre jusqu'où le corps peut comprendre l'âme.
Ce n'est pas la force du corps qui compte, mais la force de l'esprit.
Je veux bien qu'on me maquille et qu'on me coiffe, mais je ne vais pas perdre du poids parce que quelqu'un me dit de le faire. Je fais de la musique pour être une musicienne et pas sur la couverture de Playboy.
Quand le coeur emprunte le reste du corps pour s'exprimer, la qualité de l'expérience se raréfie, se sublime.
Le végétarien peut mourir en accord avec lui-même : à peine enterré, il bouffera uniquement des pissenlits par la racine.
Pendant que tu soignes les blessures, la douleur est un remède à la douleur.
Le malheur qui se perpétue produit sur l'âme l'effet de la vieillesse sur le corps ; on ne peut plus remuer ; on se couche.
Le mendiant voit avec peine deux besaces sur le dos d'un autre.
- Ça me rappelle le Vietnam... - Le... le Vietnam ? - Ouais, le Vietnam ! - J'étais trop jeune pour y aller mais... j'ai vu des images. - Elles sont loin du compte les images, loin d'la peur, d'la puanteur, des [...] â–º Lire la suite
Ces corps mêlés, qui, se tordant, se pâmant, s'abîment dans des excès de volupté, vont à l'opposé de la mort, qui les vouera, plus tard, au silence de la corruption. En effet, l'érotisme est lié à la naissance, à la reproduction qui sans fin répare les ravages de la mort.
Les gens ont encore plus peur de la mort que de la douleur. C'est étrange qu'ils craignent la mort. La vie fait bien plus mal que la mort. Au moment de la mort, la douleur est terminée.
Tout est utile, c'est étrange. La peine ne se perd pas. Elle sert à la joie des autres.
Homme sans femme, tête sans corps ; femme sans homme, corps sans tête.
C'est l'usurier le plus juif : il vend son argent au poids de l'or.
Vendredi, je fais un appel aux imams pour participer à une prière solennelle, pour marquer notre compassion et participer à la douleur des familles.
D'un autre côté, tous les phénomènes d'un corps vivant sont dans une harmonie réciproque telle, qu'il paraît impossible de séparer une partie de l'organisme sans amener immédiatement un trouble dans tout l'ensemble.
Ce sera ça la vieillesse. Des douleurs partout dans le corps et une maison vide autour.
Les opposants de l'avant-veille, les irréductibles de la veille, les anciens Wafdistes comme les Frères musulmans, tous se rallient. L'Égypte entière fait corps avec Nasser. Le succès d'une idée est devenu le triomphe d'un homme.
Tout n'est formé que des parties d'un Tout prodigieux Dont le corps est la Nature, et Dieu, l'âme.
Il y a déjà tellement de jeunes qui sont vieux que ce n'est pas la peine de rajouter des vieux qui veulent jouer les jeunes.
Si l'humanité était capable de s'instruire par l'observation directe des enfants, j'aurais pu m'épargner la peine d'écrire ce livre.
Que devrait être le corps ? Un objet de pur plaisir et de pure liesse.
Je n'avais pas à craindre de mourir mais de n'avoir plus le coeur à vivre, du moins de la seule vie qui m'importât. Je n'avais plus devant moi que le lit de douleur de mon frère : il gémissait, il [...] â–º Lire la suite
Si par hasard tu fais incliner la balance de la justice, que ce ne soit jamais sous le poids d'un cadeau, mais sous celui de la miséricorde.