Dire non avec grâce, c'est plus que dire oui rudement.
L'apparence n'est rien ; c'est au fond du coeur qu'est la plaie.
Dieu est l'impossible orphelin, il rêve à son impossible mère, celui qu'on appelle le Père !
Singulier monde, que celui du rêve ! Les pensées, les paroles intérieures, en dedans, se pressent, fourmillent. Tout ce petit monde se hâte de vivre avant le réveil, qui est sa fin, sa mort à lui.
- Non mais je rêve. Non mais maintenant, mon fils sors sans cravate ! - Oui alors là, ta gueule Brigitte parce que la dernière fois t'avais oublié sa ventoline.
La création n'est rien d'autre qu'un rêve durement mis en forme.
Nous sommes dans un groupe de création, c'est nos innovations qui créent le marché, et non l'inverse.
Les oeuvres d'art sont d'une infinie solitude ; rien n'est pire que la critique pour les aborder. Seul l'amour peut les saisir, les garder, être juste envers elles.
La liberté c'est lorsque les autres ne peuvent plus rien pour vous.
Une théorie d'art aide à la critique, non à la création.
Plus nous avons de choses à faire, plus nous avons l'impression de n'avoir rien fait.
Il n'y a rien de plus terrible qu'un pouvoir illimité dans les mains d'un être borné.
L'objection consiste à remarquer que notre liberté est d'autant plus grande que nos besoins matériels sont petits. Celui qui mène sa vie en limitant sa dépendance financière se rend un grand service. Il évite de se mettre sur le dos [...] â–º Lire la suite
Peut-être la politique est-elle l'art de mettre les chimères à leur place ? On ne fait rien de sérieux si on se soumet aux chimères, mais que faire de grand sans elles.
La courtoisie ne coûte rien et achète tout.
Tu n'peux que gagner quand t'as rien à perdre.
Le degré de civilisation d'une société se mesure à la détresse de ses citoyens les plus pauvres, et non au nombre de ses gratte-ciel.
Dans la vie, rien ne se résout, tout continue. On demeure dans l'incertitude, et on restera jusqu'à la fin sans savoir à quoi s'en tenir.
Si vous faites attention, non à ce que vous pensez mais à la forme de votre pensée, vous vous apercevez que vous faites rarement des phrases complètes. Il y a des morceaux de rêves, un fantasme, un souvenir, des chansons. On a des scies dans la tête.
Les passions sont toutes bonnes de leur nature et nous n'avons rien à éviter que leurs mauvais usages ou leurs excès.
Quand un acteur est violent, le public ne résiste pas : il admire, non de confiance, mais de peur.
Il est une chose plus terrible que de ne rien savoir, c'est de ne rien aimer, ne rien admirer...
Les questions auxquelles on répond par oui ou par non sont rarement intéressantes.
L'homme qui rêve est invincible.
Ce qu'exprime le racisme est essentiellement un mépris; mépris envers telle personne justifié, non par ses caractéristiques, mais par son appartenance à un groupe : l'origine de ce mépris est une absence de confiance en soi; son aboutissement est une destruction de soi-même.
Ah, s'il se trouvait un Dieu pour déclarer : "Croyez-moi !" et non pas : "Croyez en moi !".
Un esprit vif et à l'aise, peut se contenter de ne rien voir, et ne peut rien voir qui ne réponde.
La peste, c'est le moment où le quadrillage d'une population se fait jusqu'à son point extrême, où rien des communications dangereuses, des communautés confuses, des contacts interdits ne peut plus se produire. Le moment de la peste, c'est celui du [...] â–º Lire la suite
Le fatigant supplice de dire non pendant une heure à un monsieur qui voudrait vous faire dire oui.
Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité. L'utopie partagée, c'est le ressort de l'Histoire.
Etre psychanalyste, c'est simplement ouvrir les yeux sur cette évidence qu'il n'y a rien de plus cafouilleux que la réalité humaine.