Si seule la douleur est instructive, je demande pourquoi il est philosophiquement interdit de s'acharner contre son prochain, ce qui serait l'éduquer de la meilleure manière.
Comme il serait préférable que nous comprenions que nous sommes solitude.
Le vrai paresseux serait peut-être celui qui aurait besoin d'un autre pour dormir à sa place.
Plus votre capacité à aimer est grande, plus votre capacité à ressentir la douleur est grande.
Jamais on ne fait le mal si pleinement et si gaiement que quand on le fait par conscience.
Aimer à perdre la raison, aimer à n'en savoir que dire, à n'avoir que toi d'horizon, et ne connaître de saisons, que par la douleur du partir, aimer à perdre la raison.
La grossesse était probablement la meilleure et la plus difficile chose que je puisse vivre. Je sais que pour beaucoup de femmes, cela peut être merveilleux et relativement facile.
Celui qui peut mettre le doigt sur ce qui sépare le bien du mal est celui-là même qui peut toucher les pans de la toge de Dieu.
Ce qui est imprimé a une valeur de vérité définitive. Et cette valeur de vérité perdure au-delà de tout ce qu'on peut imaginer.
Quand donc pourra-t-on dire : "Hommes, le mal n'est plus !"
Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années.
Souvent on entend mal ce qu'on croit bien entendre.
La douleur est un aussi puissant modificateur de la réalité que l'ivresse.
Aucun plaisir n'est aussi grand que l'amour de l'aimée, aucune douleur n'est aussi intense que l'absence de l'aimée.
La douleur embellit l'écrevisse.
Mettez-vous à la place des autres. Si vous y arrivez, vous ne serez plus capable de faire du mal à autrui.
Les hommes ont superbement pratiqué cette séparation à laquelle ils tiennent tant, entre leur femme - devoir, maternité, angélisme, migraine et les femmes - plaisir, putains, enfer, mystère...
La réussite ne se trouve pas dans la meilleure des places, la plus haute ou la plus payante, mais dans le maximum qu'on peut tirer de soi-même.
Si on avait autant de légèreté sur la perception des réalités physiques ou biologiques que celle dont on fait preuve à propos des réalités socio-humaines, on en serait encore à l'âge de pierre.
Aujourd'hui que les jours te font loin de mes mains, je pense à ces caresses qui me sont restées, à ces phrases de presque rien qui t'auraient amusée, à des histoires drôles - j'ai mal de ton rire lointain qui n'a pas résonné.
La réincarnation, c'est quand un ongle vous fait mal pour la seconde fois.
Le jeu de go n'est pas un équivalent des échecs. Aux échecs, il faut tuer pour gagner alors qu'un des plus beaux des aspects du jeu de go, c'est que pour gagner il faut vivre mais aussi laisser vivre son [...] ► Lire la suite
Un jour quelqu'un m'a demandé si je pensais être la meilleure perspective d'avenir pour ma fille. C'est une question que je me suis longuement posée et voilà ce que j'en pense : personne n'est parfait, surtout pas moi, mais je [...] ► Lire la suite
J'ai toujours imaginé que la fin du monde serait quand quelque énorme chaudière, chauffée à trois milliards de pression atmosphérique, exploserait et ferait sauter le globe.... Ils [les Américains] sont de grands chaudronniers
Il lui restait du temps. Mais, depuis quelques mois, ce temps gratuit, naguère savouré, devenait un temps pour être mal et pour s'interroger. Un temps à ne trop savoir quoi en faire. Un temps pour redouter le temps.
L'enfant mal élevé, quand souffle l'harmattan, attends-le au pied du canari.
Ma manière de m'en tirer, à cette époque, c'était de concevoir l'histoire de la philosophie comme une sorte d'endulage ou ce qui revient au même, d'immaculée conception. Je m'imagine arriver dans le dos d'un auteur, et lui faire un enfant, qui serait le sien et qui serait pourtant monstrueux.
Elles ont un redoutable avantage : elles peuvent faire semblant. Nous pas.
L'homme patient parvient à faire cuire une pierre jusqu'à ce qu'il la boive en bouillon.
Le monde va de mieux en mieux chaque jour, puis de plus en plus mal chaque soir.
Si les étranges vicissitudes de la fortune ne nous faisaient pas voir le peu de valeur de la vie, jamais on ne se résignerait à vieillir.