Combattre le mal par le bien est honorable, lui résister par le mal est funeste.
Où est le bien ? Dans la volonté. Où est le mal ? Dans la volonté. Et ce qui n'est ni bien ni mal ? Dans ce qui ne dépend pas de la volonté.
La résolution d'éviter un mal est rarement formulée tant que le mal n'est pas assez avancé pour rendre l'évitement impossible.
Le mal est double : il y a celui qui ne dépend pas de nous et celui qui en dépend.
Ne disons pas du mal du diable : c'est peut-être l'homme d'affaires du bon dieu.
La preuve que la terre est ronde, c'est que les gens qui ont les pieds plats ont du mal à marcher.
La méchanceté est un mythe inventé par de bonnes personnes pour expliquer l'attrait curieux des autres.
On doit toujours être mal satisfait de soi-même, quelque contents que les autres paraissent de nous.
Finalement, l'issue ultime d'une guerre tout entière ne peut jamais être conçue comme un absolu ; souvent l'État vaincu y voit plutôt un mal temporaire, auquel les circonstances politiques de l'avenir pourront remédier.
Qui tard arrive mal loge.
La souffrance existe avant les hommes, mais le mal n'apparaît qu'avec eux.
Un pays dans lequel les gens ne sont pas sains physiquement et psychologiquement, sont mal éduqués et analphabètes, n'atteindra jamais les sommets de la civilisation mondiale.
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ? Question ardues et qui vont loin.
Il faut garder confiance en la vie. Parce que si on laisse le mal qui nous a été fait bouffer notre vie et notre confiance, on finit par ne plus voir partout que le mal.
Un diable est impensable ; car il répugne au bon sens d'admettre un diable qui sache pertinemment ce qu'est le mal et qui veuille néanmoins le mal.
Le mal arrive d'un seul coup et se retire par parcelles.
Bien que cet endroit dégageât un subtil parfum de vulgarité, on veillait à en exclure rigoureusement le comble du mauvais goût : la mort et l'échec.
Tout commentaire d'une oeuvre est mauvais ou inutile, car tout ce qui n'est pas discret est nul.
Un boomerang, c'est un bâton qui a le mal du pays.
Et tu peux prévenir le chef que Bernard Frédérique a l'intention de camper ici ! Et si ch'ui malade, ch'ui malade chez toi ! J'ai fait Bernard Frédérique toute ma vie j'aurai aucun mal a faire Carlos une nuit !
On ne guérit pas d'un mal en s'en occupant tout le temps.
Hé Dieu ! si j'eusse étudié,Au temps de ma jeunesse folle,Et à bonnes moeurs sacrifié,J'eusse maison et couche molle;Mais quoi ? Je fuyais l'école,Comme fait le mauvais enfant.
Il y a souvent très loin du mal que l'on dit d'un ouvrage à celui qu'on en pense.
Nous cheminons au milieu des arbres du bien et du mal - à la recherche de la lumière.
Il n'y a aucun mal à changer d'avis. Pourvu que ce soit dans le bon sens.
Ne dites pas de mal du temps qu'il fait, s'il ne changeait pas, neuf personnes sur dix ne sauraient pas comment engager la conversation.
La crainte cherche le mal pour s'en affliger avant qu'il ne soit arrivé ; elle ne s'entretient que d'illusions et de fantômes.
Je n'étais pas mauvais à l'école, mais je n'ai jamais été un rat de bibliothèque.
Il est mauvais de souhaiter la mort, mais encore plus mauvais de la craindre.
Le pessimisme est d'humeur ; l'optimisme de volonté.
Je me suis demandé souvent quelle pouvait être la différence entre la charité de tant de chrétiens et la méchanceté des démons.