Il y a trois choses extrêmement dures : l'acier, le diamant et se connaître soi-même.
Cette citation de Benjamin Franklin souligne la difficulté de la connaissance de soi. Il établit une comparaison frappante entre la solidité de matériaux réputés pour leur dureté, l'acier et le diamant, et la difficulté, d'ordre psychologique et philosophique, que représente le fait de se connaître soi-même. Elle signifie que comprendre sa propre nature, ses motivations profondes, ses faiblesses et ses forces est une tâche d'une complexité et d'une exigence équivalentes, voire supérieures, à celles requises pour maîtriser la matière la plus résistante.
La citation invite à une démarche d'auto-évaluation constante dans votre vie de tous les jours :
Bien que puissante, la citation peut avoir des limites :
La morale principale à retenir est que la quête de la connaissance de soi est un travail exigeant, qui demande du courage, de l'honnêteté et de la persévérance, mais qui est essentiel pour mener une vie authentique et accomplie. L'effort que vous y mettez est la marque de sa précieuse valeur.
Le style de Franklin est concis et percutant, typique de son approche pragmatique. Il utilise une figure de style appelée la comparaison ou analogie, qui est particulièrement efficace :
Cette idée fait écho à des maximes bien plus anciennes :
La citation est souvent attribuée à Benjamin Franklin, mais elle n'apparaît pas dans la plupart de ses œuvres majeures publiées (comme l'Autobiographie ou le Poor Richard's Almanack) sous cette forme exacte. Elle est très probablement une synthèse ou une paraphrase de ses idées générales sur la vertu, l'auto-examen et l'amélioration personnelle qu'il propageait, popularisée au fil du temps.
L'auteur est Benjamin Franklin (1706-1790), l'un des Pères fondateurs des États-Unis. C'était un homme d'État, un scientifique (connu pour ses travaux sur l'électricité), un écrivain, un inventeur et un diplomate. Il était célèbre pour son pragmatisme et son insistance sur l'éthique du travail et le perfectionnement moral.
Benjamin Franklin était une figure majeure du Siècle des Lumières (le XVIIIe siècle), une époque caractérisée par la foi en la raison et en la capacité de l'individu à s'améliorer par l'éducation et la réflexion critique. Son époque mettait l'accent sur la vertu civique et la responsabilité personnelle. La connaissance de soi était perçue comme la base de toute amélioration, tant personnelle que sociétale, s'inscrivant parfaitement dans l'esprit de l'Aufklärung (les Lumières) et de l'idéal de l'« homme nouveau » américain.
La question qu'on me pose régulièrement " Mais comment pouvez-vous donc défendre un assassin ? " - n'a aucun sens. Primo : nous autres pénalistes, ne faisons pas de morale, mais du droit; reprocherait-on, par exemple, à un chirurgien d'opérer [...] â–º Lire la suite