Qui croit toujours le crime, en paraît trop capable.
Mieux vaut une certitude qu'une promesse en l'air.
On croit faire une fleur à Dieu en imprimant son nom en majuscules.
Le doute est à la base même du savoir, puisqu'il est la condition essentielle de la recherche de la vérité. On ne court jamais après ce qu'on croit posséder avec certitude.
Notre mémoire doit être pétrie d'éternité car nous avons tous la certitude que le mal est éphémère.
Qu'est-ce qu'une vie ?... Rien. Un fil venant de nulle part n'allant nulle part, perdu parmi des millions de millions d'autres fils identiques mais dont le possesseur se croit le centre de l'univers.
La gauche se croit antifasciste comme Jean Moulin quand elle appelle à interdire le parti de Marine Le Pen.
Quand on prend tout d'un coeur léger, il paraît qu'on vit sans danger.
Tel croit être un bon père de famille, et n'est qu'un vigilant économe.
La vue d'un corps endormi peut-elle appeler autre chose que le meurtre comme suprême tendresse !
N'est vaincu que celui qui croit l'être.
Il y a de quoi hésiter avant de commettre le crime de bigamie ! Parce que, dans la bigamie, on a deux belles-mères !
Les châtiments servent à l'intimidation de ceux qui ne veulent commettre aucune faute.
Les enfants, on ne les croit pas. On devrait parfois.
Aucun crime n'est vulgaire, mais la vulgarité est un crime. La vulgarité, c'est ce que font les autres.
Le crime le plus horrible des riches envers les pauvres est de s'être arrogé le droit de leur distribuer la justice et l'assistance, de leur faire la charité.
L'espérance dure longtemps tant qu'on y croit : c'est une déesse trompeuse, mais bien utile.
On croit qu'une vie, c'est sérieux. Une vie, ce n'est que ceci : six lettres, quatre factures et un extrait de compte.
Le jour viendra où les personnes comme moi regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent aujourd'hui le meurtre des êtres humains.
Mauvaise herbe croît toujours.
Un homme amoureux, qui plaint l'homme raisonnable, me paraît ressembler à un homme qui lit des contes de fées, et qui raille ceux qui lisent l'histoire.
Le vrai bourgeois, c'est-à-dire, dans un sens moderne et aussi général que possible, l'homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser et qui vit ou parait vivre sans avoir été sollicité, un seul jour, par le besoin de comprendre quoi que ce soit...
Malheur à l'homme qui, dans les premiers moments d'une liaison d'amour, ne croit pas que cette liaison doit être éternelle !
Celui qui est juste au milieu, entre notre ennemi et nous, nous paraît être plus voisin de notre ennemi.
Un agresseur peut sembler émotionnellement nécessiteux. Vous pouvez vous faire prendre au piège de le satisfaire, en essayant de remplir un puits sans fond. Mais il n'est pas tant dans le besoin que dans le droit, alors peu importe combien [...] â–º Lire la suite
Le fou se croit sage et le sage reconnaît lui-même n'être qu'un fou.
A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s'aperçoit que l'un et l'autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
A sept ans, on est facilement heureux. Et quand on est heureux, on croit que tout l'univers l'est aussi.
L'avantage de l'innocence, c'est que ça permet aux autres de commettre des erreurs sans faire souffrir.
L'être humain croira toujours que plus le robot paraît humain, plus il est avancé, complexe et intelligent.