Qui croit toujours le crime, en paraît trop capable.
Les châtiments servent à l'intimidation de ceux qui ne veulent commettre aucune faute.
Les enfants, on ne les croit pas. On devrait parfois.
La gauche se croit antifasciste comme Jean Moulin quand elle appelle à interdire le parti de Marine Le Pen.
L'espérance dure longtemps tant qu'on y croit : c'est une déesse trompeuse, mais bien utile.
Mieux vaut une certitude qu'une promesse en l'air.
Un homme amoureux, qui plaint l'homme raisonnable, me paraît ressembler à un homme qui lit des contes de fées, et qui raille ceux qui lisent l'histoire.
On croit faire une fleur à Dieu en imprimant son nom en majuscules.
On croit qu'une vie, c'est sérieux. Une vie, ce n'est que ceci : six lettres, quatre factures et un extrait de compte.
N'est vaincu que celui qui croit l'être.
L'être humain croira toujours que plus le robot paraît humain, plus il est avancé, complexe et intelligent.
L'avantage de l'innocence, c'est que ça permet aux autres de commettre des erreurs sans faire souffrir.
Tel croit être un bon père de famille, et n'est qu'un vigilant économe.
Le doute est à la base même du savoir, puisqu'il est la condition essentielle de la recherche de la vérité. On ne court jamais après ce qu'on croit posséder avec certitude.
Celui qui est juste au milieu, entre notre ennemi et nous, nous paraît être plus voisin de notre ennemi.
A sept ans, on est facilement heureux. Et quand on est heureux, on croit que tout l'univers l'est aussi.
Il y a de quoi hésiter avant de commettre le crime de bigamie ! Parce que, dans la bigamie, on a deux belles-mères !
Qu'est-ce qu'une vie ?... Rien. Un fil venant de nulle part n'allant nulle part, perdu parmi des millions de millions d'autres fils identiques mais dont le possesseur se croit le centre de l'univers.
A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s'aperçoit que l'un et l'autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
La vue d'un corps endormi peut-elle appeler autre chose que le meurtre comme suprême tendresse !
Mauvaise herbe croît toujours.
Le vrai bourgeois, c'est-à-dire, dans un sens moderne et aussi général que possible, l'homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser et qui vit ou parait vivre sans avoir été sollicité, un seul jour, par le besoin de comprendre quoi que ce soit...
Le jour viendra où les personnes comme moi regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent aujourd'hui le meurtre des êtres humains.
Le fou se croit sage et le sage reconnaît lui-même n'être qu'un fou.
Malheur à l'homme qui, dans les premiers moments d'une liaison d'amour, ne croit pas que cette liaison doit être éternelle !
Un agresseur peut sembler émotionnellement nécessiteux. Vous pouvez vous faire prendre au piège de le satisfaire, en essayant de remplir un puits sans fond. Mais il n'est pas tant dans le besoin que dans le droit, alors peu importe combien [...] â–º Lire la suite
Le crime le plus horrible des riches envers les pauvres est de s'être arrogé le droit de leur distribuer la justice et l'assistance, de leur faire la charité.
Quand on prend tout d'un coeur léger, il paraît qu'on vit sans danger.
Notre mémoire doit être pétrie d'éternité car nous avons tous la certitude que le mal est éphémère.
Aucun crime n'est vulgaire, mais la vulgarité est un crime. La vulgarité, c'est ce que font les autres.