Le réel, ça finit toujours par revenir.
Le réel ne peut émerger, se décanter que si en même temps émerge, se décante l'irréel.
Sommes-nous pas un peu semblables aux moutons ?... Nous fuyons celui qui, simplement, nous dérange, Pour courir dans les bras de celui qui nous tond et qui nous mange.
Si on commence avec des certitudes, on finit avec des doutes. Si on commence avec des doutes, on finit avec des certitudes.
L'amour c'est comme la vie, dans les deux cas ça finit mal.
Quant au pouvoir, je ne saurais, en tout cas, quitter les choses avant qu'elles ne me quittent.
Le cinéma semble devoir toujours osciller entre deux tendances : la capture plus ou moins brute du réel (le document) et la construction d'un espace imaginaire (le rêve).
La race est un facteur constant dans la vie américaine. Pourtant, réagir à chaque incident, réel ou imaginaire, est paralysant, fatiguant et finalement contre-productif.
La philosophie est à l'étude du monde réel ce que l'onanisme est à l'amour sexuel.
Chaque roman est un déicide secret, un assassinat symbolique de la réalité.
La future mère ne fantasme que sur l'amour et le bonheur. Elle ignore l'autre face de la maternité faite d'épuisement, de frustration, de solitude, voire d'aliénation avec son cortège de culpabilité.
Méfions-nous des entraînements de la sensibilité ! On commence par plaindre les assassins et par un enchaînement fatal on finit par s'apitoyer sur les victimes...
Rien ne devient réel tant que l'expérience n'en a pas été faite... un proverbe ne devient un proverbe que lorsque ta vie l'a illustré.
La sociologie, comme toutes les sciences, a pour fonction de dévoiler des choses cachées ; ce faisant, elle peut contribuer à minimiser la violence symbolique qui s'exerce dans les rapports sociaux et en particulier dans les rapports de communication médiatique.
A force d'aimer un livre on finit par se dire qu'il vous aime.
A force de changer de femme, on finit par changer soi-même !
Rien que cette classification linguistique du réel est extraordinairement problématique.
Il n'est pas au pouvoir de la fiction d'inculquer la vérité.
Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton.
L'amour est comme une blessure à la tête. Ça donne le vertige, on croit qu'on va mourir mais on finit par guérir... en principe.
Toute belle fleur finit par se faner, ainsi se termine la beauté.
On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise. On roule trop vite, on [...] â–º Lire la suite
Les Français aiment le réalisme ; ils pensent que si les comédiens sont trop beaux, le film ne ressemble pas à la réalité. Il a l'air d'un film.
C'est par le réel qu'on vit ; c'est par l'idéal qu'on existe. Or, veut-on se rendre compte de la différence ? Les animaux vivent, l'homme existe.
Il faut distinguer le réel, et la représentation du réel qui se traduit par des récits de tristesse et d'abattements.
Si haut qu'on monte, on finit toujours par des cendres.
Un juste est un homme qui dérange, un homme qu'on finit par crucifier.
Moi qui ne crois pas à l'antagonisme réel des nations, comment croirais-je à l'antagonisme fatal des classes ?
Une vie est belle, où l'on commence par se croire quelque chose, et finit par ne se croire rien.
Les fêtes quand on est bouclé par la maladie ou par les ordres de Justice, ça vous remue le couteau dans la couenne.
Il y a le réel et il y a l'irréel. Au-delà du réel et au-delà de l'irréel, il y a le profond.