La réalité est la cause principale du stress - pour ceux qui la vivent.
La réalité n'est qu'une sensation collective.
Possession : tension vers l'infini, délicieux désespoir, appréhension momentanée de la béatitude.
La fatigue est le somnifère le plus sûr.
L'homme dissipe son angoisse en inventant ou en adaptant des malheurs imaginaires.
D'emblée dans la vie la fatigue touche aux deux portes sacrées : l'amour, le sommeil. L'amour qu'elle use comme de l'eau sur la pierre. Le sommeil qu'elle entasse comme de l'eau sur de l'eau.
Pour vous dire la vérité, vu mon âge, oui, j'ai envie de ralentir un peu le rythme. Entre les répétitions, on a joué 160 fois la pièce, j'ai tourné deux films. J'ai besoin d'un peu d'oxygène. Enchaîner tous ces projets, ça fatigue un peu quand même.
L'homme n'est pas une créature destinée au bonheur. Voilà. Il est confronté à cette angoisse qui n'existe pas chez l'animal : la conscience du futur. Et plus encore, celle de la mort.
La création n'est pas un acte intellectuel ; c'est un processus émotionnel - quelque chose d'affectif et d'instinctif.
Quand on est sur scène on ne sent ni la fatigue ni la faim.