Grandir, c'est perdre des illusions pour en acquérir d'autres.
Le danger pour l'homme est de vivre dans l'unique dessein de plaire à la société au point d'en perdre son entité.
J'ai cherché à acquérir toutes sortes de connaissances ; j'ai étudié dans toutes les écoles de philosophie, et je me suis enfin arrêté à la seule vraie doctrine, celle des chrétiens, de ces hommes méprisés par tous ceux qui sont dans l'aveuglement et l'erreur.
J'ai le manteaux de la nuit pour me dérober à leurs yeux, mais si tu ne m'aime pas laisse les me trouver ici. Mieux vaut perdre la vie par leur haine que d'attendre la mort sans être aimé de toi.
Faire un truc que les autres ne font pas, c'est déjà passer pour un original. Au moins, on n'encourt pas la comparaison.
J'ai essayé de vivre ma vie pour que ma famille m'aime et mes amis me respectent. Les autres peuvent faire ce qu'ils veulent.
Le vrai homme de courage doit se dévouer lui-même au bien-être des autres et doit accepter de donner sa vie pour la lutte.
Celui qui n'est pas philosophe accuse les autres quand tout va mal, celui qui commence à être philosophe s'accuse lui-même.
Nos révoltes, nos haines, nos blasphèmes souvent sont-ils autre chose que la forme exaspérée de l'amour ?
Il faut, quand le combat s'engage, que les uns soient vaincus, les autres vainqueurs. Mais je n'hésite pas à dire que, des deux côtés, ceux qui meurent sur le champ de bataille ne sont pas compris dans la défaite, et ont tous également la victoire.
On ne peut réduire les autres à l'ordinaire que si, fort de sa propre médiocrité, on se juge supérieur.
... Je m'en fous de l'argent... En plus, je m'en fous. Alors t'arrête avec ça maintenant.Excusez-moi, mais j'ai pas envie de tricher. Personne ne me le demande, mais comme vous le faites tous... Ça fait quinze jours que je vous [...] â–º Lire la suite
On doit se ranger du côté des opprimés en toute circonstance, même quand ils ont tort, sans pourtant perdre de vue qu'ils sont pétris de la même boue que leurs oppresseurs.
Nous vivons ensemble, nous agissons et réagissons les uns sur les autres ; mais toujours, et en toutes circonstances, nous sommes seuls.
Pitié pour celui qui, ayant épuisé ses réserves de mépris, ne sait plus quel sentiment éprouver à l'égard des autres et de lui-même !
Mais d'où tiens-tu que les malheurs prévus sont plus supportables que les autres ?
Le charme est la capacité de faire oublier aux autres que vous ressemblez à vous.
C'est une belle manière de se perdre, que se perdre dans les bras l'un de l'autre.
Si pour vous, votre vie ne vaut pas plus que celles des autres ; signez votre carte de donneur maintenant et tuez vous ensuite.
Faire de la peinture, ou de la littérature, ce serait donc bien apprendre à mourir, trouver le moyen de ne pas mourir dans la sottise de cette mort que les autres avaient en réserve pour nous et qui ne nous convient nullement.
Écoutez ici, vous êtes dans un hôpital, il y a des personnes malades alors dormez et évitez de me faire perdre mon temps.
Si le ministère de la Culture a une responsabilité à l'égard de la beauté, ce n'est certainement pas pour la normaliser, la rendre acceptable, la contraindre, mais au contraire pour permettre qu'elle soit vivante, diverse, vibrante voire insolente.
Ne jamais perdre de vue le graphique d'une vie humaine, qui ne se compose pas, quoi qu'on dise, d'une horizontale et de deux perpendiculaires, mais bien plutôt de trois lignes sinueuses, étirées à l'infini, sans cesse rapprochées et divergeant sans [...] â–º Lire la suite
La vie n'est vraiment souriante qu'au tout jeune âge : il ne viendra jamais à la pensée d'un enfant, qu'un jour, il pourra perdre sa mère.
Tu vaudras aux yeux des autres ce que tu seras à tes yeux.
Juger la vie n'est pas la refuser, c'est au contraire l'accepter en plénitude.
Lire, c'est penser avec un autre, penser la pensée d'un autre, et penser la pensée, conforme ou contraire à la sienne, qu'il nous suggère.
Si vous pensez trop à la course, vous risquez de la perdre un peu.
Si le juste vit de sa foi, un philosophe doit vivre aussi de la sienne ; c'est à dire qu'il ne doit point faire dépendre de ce que penseront les autres hommes ce qu'il doit juger des choses. Il doit examiner profondément les objets.
A quoi bon raconter aux autres ce qu'ils ne vivent pas et ne sentent pas, puisqu'ils croiront qu'on ne l'a fait que pour les embêter ou les humilier ?
La sagesse des autres n'a jamais servi à rien. Quand arrive le cyclone - la guerre, l'injustice, l'amour, la maladie, le voisin -, on est toujours seul, tout seul, on vient de naître et on est orphelin.